Qui sont les nouveaux ordonnés du 29 juin 2012 à Ecône ?

Le 29 juin der­nier, à Écône, dix sémi­na­ristes fran­çais et un reli­gieux de la Fraternité de la Transfiguration de Mérigny reçurent leur sacer­doce des mains de Mgr Bernard Fellay. Un sou­ve­nir ému pour cette année de sémi­na­ristes qui, il y a trois ans, le 11 février 2009, per­daient trois de leurs confrères dans une ava­lanche en Suisse (Fideliter n° 188, mars-​avril 2009, p. 85).
À Winona, le 15 juin pré­cé­dent, Mgr Bernard Tissier de Mallerais avait ordon­né huit prêtres et deux béné­dic­tins du monas­tère de Notre-​Dame de Guadalupe à Silver City (États-​Unis), et à Zaitzkofen, en Allemagne, le dimanche 1er juillet, Mgr Alfonso de Galarreta devait ordon­ner deux prêtres, un Allemand et un Tchèque. Mention spé­ciale pour ce der­nier jeune prêtre, le cin­quième don­né à la Fraternité Saint-​Pie X par la Tchéquie, petit pays qui n’a­vait même pas de prieu­ré il y a deux ans ! Aux dému­nis les mains pleines.
La plu­part et même pro­ba­ble­ment tous ces prêtres exer­ce­ront leur minis­tère, pro­chai­ne­ment ou bien dans quelques années, dans l’une ou l’autre des mai­sons (prieu­rés, écoles, etc.) du dis­trict de France. Fideliter a pu inter­ro­ger les nou­veaux ordon­nés d’Écône et recueillir des pho­to­gra­phies de leurs visages et de leurs images d’or­di­na­tion.
Deux ques­tions leur ont été posées :
1
– De quel centre de messe, ou de quelle école venez-​vous ?
2
– Pouvez-​vous nous pré­sen­ter votre image d’or­di­na­tion ain­si que les textes que vous y avez fait impri­mer (au ver­so), et nous expli­quer votre choix ?

Abbé Etienne de Blois

Origines : Ma famille plonge ses racines dans le dur sol de Bretagne. Ce sont donc les rai­sons pro­fes­sion­nelles qui nous ont rete­nus auprès de la capi­tale depuis vingt-​cinq ans. En rai­son de cet exil, les paroisses qui m’ont éle­vé dans la grâce furent sur­tout Saint-​Bernard à Courbevoie pour la messe domi­ni­cale, Notre-​Dame de l’Espérance à Versailles et Saint-​Nicolas du Chardonnet pour le scou­tisme. Après Saint-​Jean Eudes en Normandie, ce fut Saint-​Bernard qui me reçut pen­dant sept ans pour for­mer mon intel­li­gence. Après quoi j’at­ten­dis une année en école pré­pa­ra­toire avant d’in­té­grer le séminaire.

Image : Ce n’est pas le style de ce tableau de l’é­glise titu­laire de saint Pie X, à Rome, qui déci­da mon choix mais son riche et fort sym­bo­lisme. Le prêtre est l’homme du sacri­fice, l’homme de la croix. Son minis­tère est de rece­voir de Jésus cru­ci­fié sa croix pré­cieuse et de la por­ter aux âmes. Voilà en quoi le prêtre doit imi­ter saint Jean-​Baptiste qui réclame à Notre-​Seigneur sa croix. Il la réclame pour ces âmes vers les­quelles son doigt et son ardeur se tendent, pour ces âmes en les­quelles il veut que son Seigneur croisse. Cette oeuvre de grâce doit demeu­rer sous le regard de Marie que Dieu a choi­sie pour mère, qui nous donne le Verbe incar­né, qui s’u­nit tous les jours à son sacri­fice, qui pré­pare les âmes et leur com­mu­nique les mérites de son divin fils. In hoc signo vinces : par la Croix, que le Christ règne avec Marie, sa sainte Mère et la nôtre.

L’abbé Étienne de Blois est nom­mé à l’é­cole Saint-​Jean Bosco à Marlieux.

Abbé Denis Coulomb

Image : À la recherche d’une image, je fus un jour frap­pé, à Ecône, par la beau­té d’un tableau repré­sen­tant Notre- Dame en majes­té, la reine toute-​puissante et misé­ri­cor­dieuse ; et puis, son fils Notre-​Seigneur qui tend les bras vers nous, vers les âmes qu’il ché­rit tant et qu’il vou­drait toutes sauver.

Notre-​Seigneur et sa sainte Mère : il faut tou­jours en reve­nir là, car à eux deux, ils forment le pôle de toute vie chré­tienne véri­table. Dieu aime sa créa­ture et lui donne sa mère pour que cette âme y trouve une pro­tec­tion mater­nelle contre les assauts du Malin. Voilà quel doit être l’i­déal, le but, la fin de tout chré­tien qui a vrai­ment com­pris ce nom de « chré­tien » : il vient de « Christ », et signi­fie « dis­ciple du Christ » ; d’où il res­sort que le véri­table chré­tien, et à plus forte rai­son le prêtre, doit vou­loir ins­tau­rer le règne de son Maître par­tout, et donc agir en conséquence.

La croix à la suite de cette cita­tion évoque tout un sym­bole : l’o­ri­gi­nal fabri­qué par un sol­dat de la bataille de Verdun montre que deux amours, mais subor­don­nés l’un à l’autre, doivent veiller au coeur de chaque Français : amour de Dieu et amour de sa patrie.

Texte : C’est une sup­plique à Notre- Dame du Bon Succès, prière encou­ra­geante dans les épreuves et qui aide à sur­mon­ter les tem­pêtes : « Étoile de la mer, dans la tem­pête de ma vie mor­telle, puisse votre lumière m’é­clai­rer afin que je ne m’é­loigne jamais du che­min qui mène au Ciel. »

L’abbé Denis Coulomb est nom­mé au prieu­ré Notre-​Dame de Fatima à Prunay.

Abbé Vincent Gelineau

Origines : Né à Cholet en pays des guerres de Vendée, j’ai pas­sé mon enfance auprès de Château-​Gontier, au nord de l’Anjou. Paroissien du Moulin du Pin depuis l’ar­ri­vée de l’ab­bé Coache, j’ai été pen­sion­naire à l’é­cole Sainte-​Marie puis à Saint- Michel. J’ai ensuite pas­sé sept ans en région pari­sienne, au cours des­quelles j’ai eu la grâce de par­ti­ci­per aux acti­vi­tés de la cho­rale Saint-​Vincent de Paul et du MJCF.

Image : Il s’a­git d’une enlu­mi­nure ins­pi­rée d’un vitrail de l’é­glise de Chanzeaux, inti­tu­lé la Communion du Pré Fruchaud, qui repré­sente une messe en plein air au temps des guerres de Vendée. Ici l’ar­tiste a choi­si de mettre la scène en inté­rieur et d’y évo­quer les dif­fé­rents membres de sa famille. Le choix de l’i­mage est dû au paral­lèle qu’il est si facile de faire entre le com­bat de nos ancêtres pour gar­der la foi dans sa pure­té et celui de Mgr Lefebvre et de la Fraternité.

Texte au ver­so : O memo­riale mor­tis Domini, pan­is vivus, vitam præs­tans homi­ni, præs­ta meæ men­ti de te vivere, et te illi sem­per dulce sapere. Ô mémo­rial de la mort du Seigneur, Pain vivant qui don­nez la vie à l’homme, don­nez à mon âme de ne vivre que de vous, et de trou­ver tou­jours en vous ses délices. » C’est la cin­quième strophe de l’Adoro te, cette belle prière où le doc­teur angé­lique résume la théo­lo­gie de l’eu­cha­ris­tie, nous invite à médi­ter sur cet auguste sacre­ment dont le prêtre est le ministre.

Texte au ver­so : Dignare me lau­dare te, Virgo sacra­ta. Da mihi vir­tu­tem contra hostes tuos. Cette invo­ca­tion à la sainte Vierge est celle que la litur­gie place sur nos lèvres au temps du carême. Elle nous rap­pelle ce contexte de com­bat, qui est celui de toute vie chré­tienne et tout spé­cia­le­ment en ces temps de crise de la foi. « Que ces prières soient celles de ceux qui ver­ront cette image et qu’ils n’ou­blient pas de prier pour les prêtres.

L’abbé Vincent Gélineau est nom­mé à l’é­glise Saint- Nicolas du Chardonnet, dans le centre de Paris.

Abbé Charles Hardepanne de Belleville

Origines : Originaire de Niort, c’est jus­qu’à La Rochelle que durant mes pre­mières années nous devions nous rendre pour avoir la messe : une ancienne cha­pelle de couvent des­ser­vie par le cha­noine Sire dans laquelle j’ai appris à ser­vir la messe.

Mais depuis son ouver­ture, à Pâques 2000 par les Pères de Mérigny, j’ai pu pro­fi­ter de la messe à la cha­pelle de Niort.

Tout mon secon­daire se dérou­la sous l’é­gide des prêtres de l’é­cole Saint-​Michel. Dans cette pen­sion, j’ai pu éga­le­ment pro­fi­ter des bien­faits du scoutisme.

Image : C’est un tableau dont l’o­ri­gi­nal effec­tué par un peintre alsa­cien du xve, se trouve au musée des Beaux-​Arts à Vienne. Une repro­duc­tion en était accro­chée dans ma cel­lule de sémi­na­riste : un sou­ve­nir de famille. L’image repré­sente la sainte famille ; et quelle sainte famille ! Un tableau très vivant : saint Joseph vient de reve­nir d’une pro­me­nade dans la cam­pagne voi­sine. Devant Marie il a posé, avec sa canne, le panier de rai­sin cueilli pour l’en­fant Jésus. À l’en­trée de son époux, Notre-​Dame a lâché son ouvrage, et tan­dis que lui repart dans l’ombre s’oc­cu­per des bêtes, elle, pre­nant une grappe, en offre les rai­sins à son divin fils.

Que de sym­bo­lisme dans cette simple scène ! J’en cite­rai rapi­de­ment trois. Tout d’a­bord la média­tion de la sainte Vierge : saint Joseph passe par elle pour pré­sen­ter à Notre-​Seigneur les fruits de sa cueillette. On peut voir aus­si dans la grappe un signe du sang de Notre- Seigneur, de sa pas­sion à venir, et par là du sacri­fice de la messe : sans doute la Vierge médite-​t-​elle cela, car tan­dis que l’en­fant Jésus semble tré­pi­gner d’im­pa­tience, son sou­rire à elle est empreint d’une légère tris­tesse. Enfin, cette grappe repré­sente notre par­ti­ci­pa­tion au sacri­fice de Notre-​Seigneur et à sa divi­ni­té : de même qu’elle lui est offerte pour être unie par man­du­ca­tion à la divine vic­time, de même la goutte d’eau à la messe est unie au sang du calice, et de même nos sacri­fices doivent être asso­ciés au sien à la messe !

L’abbé Charles de Belleville est nom­mé dans le dis­trict d’Afrique.

Abbé Benoît Laignelot

Origines :Je viens de Dordogne, ma cha­pelle d’at­tache est Notre- Dame de Toutes Grâces de Périgueux, et j’ai accom­pli ma sco­la­ri­té à l’é­cole Saint- Michel et à Saint-​Joseph des Carmes.

Image : Saint François- Xavier est le sujet prin­ci­pal de l’i­mage. D’abord parce que notre famille, du côté mater­nel, des­cend en droite ligne du frère cadet de saint François-​Xavier, qui s’ap­pe­lait Miguel. Il conve­nait d’ho­no­rer cet illustre ancêtre !

En outre, c’est un modèle de prêtre, patron prin­ci­pal des mis­sions, et à ce titre il mérite une place de choix dans notre dévo­tion. Cette pein­ture, outre ses qua­li­tés esthé­tiques, mani­feste dans sa construc­tion que tout apos­to­lat doit être impré­gné de prière : saint François-​Xavier, dans ce tableau de Murillo, appa­raît au pre­mier plan tout irra­dié de lumière. Il est en contem­pla­tion de la beau­té divine, et c’est cela qui féconde toute sa pré­di­ca­tion. D’ailleurs il porte à la cein­ture un cha­pe­let et un bré­viaire, qui sont les deux « outils » du prêtre, avec la messe ! Il contemple, mais il prêche ; il prêche, mais aupa­ra­vant il contemple, et ce n’est qu’au second plan qu’on le voit conver­tir les foules : le prêtre, comme le dit Édouard Poppe, est un reli­gieux dans le monde. Il doit avoir du reli­gieux l’es­prit de pau­vre­té, d’o­béis­sance, et sur­tout la vie de prière, qui est comme l’âme de son apostolat.

Dans notre monde, la fidé­li­té du prêtre à ses enga­ge­ments est un défi, et il doit pou­voir comp­ter sur la com­mu­nion des saints. La prière des autres est le meilleur des vac­cins contre les poi­sons du monde.

Textes : Le mot « ser­vir » est la devise des routiers-​scouts, et résume l’es­prit dans lequel je sou­haite exer­cer les pou­voirs sacer­do­taux : ser­vir Dieu, et ser­vir l’Église. Pour cela, ser­vir les âmes ; et, pour res­ter fidèle à ce ser­vice, comp­ter sur les prières des autres. Je suis à votre ser­vice pour ser­vir Dieu, mais priez pour moi, afin que je demeure au ser­vice de Dieu et donc à votre ser­vice. Prière, ser­vice, sacer­doce, tout cela ne tire sa force et sa fécon­di­té que de la Passion. Je me per­mets de m’a­dres­ser à vous, chers lec­teurs, à la veille de par­tir pour mon pre­mier minis­tère. Ne m’ou­bliez pas dans votre prière. Le prêtre est une sen­ti­nelle, un sol­dat de Dieu ; priez pour lui.

L’abbé Benoît Laignelot est en Afrique.

Abbé Jean-​Marie Lebourg

Origines : Natif de Toulouse, d’une famille de la Tradition, j’ai tou­jours vécu dans le Midi tou­lou­sain. J’ai eu la grâce de faire toute ma sco­la­ri­té dans les écoles de la Fraternité : le pri­maire à l’é­cole Saint-​Jean Bosco de Toulouse, puis le secon­daire à Saint-​Joseph des Carmes.

Depuis 2002, nous avons un prieu­ré sur Toulouse qui des­sert la cha­pelle Notre- Dame du Férétra.

Image : La cha­pelle du Férétra, qui a accueilli les reliques de saint Thomas d’Aquin lors de leur arri­vée à Toulouse en 1369, pos­sède au-​dessus du maître-​autel une grande sta­tue en terre cuite poly­chrome de Notre-​Dame du Mont Carmel. Désirant, comme image d’or­di­na­tion, une Vierge ou un cru­ci­fix, je pen­sais prendre cette sta­tue si d’autres n’at­ti­raient davan­tage mon atten­tion. N’ayant rien trou­vé qui me mar­quât, même après un mois de visite à Rome, je com­pris que la sainte Vierge du Férétra aux pieds de laquelle avait gran­di ma voca­tion conve­nait le mieux. C’était à elle que je devais de nom­breuses grâces et c’est ain­si que je la remerciais.

Au ver­so (1): In hoc signo vinces (Par ce signe tu vain­cras.). Texte : Ce sont les paroles adres­sées à l’empereur Constantin lors­qu’il eut la vision de la croix dans le ciel. Courte et per­cu­tante, cette phrase m’a­vait mar­quée lors d’une pré­di­ca­tion de che­min de croix. Elle résume notre com­bat sur la terre et montre l’u­nique moyen de salut pour les âmes. Mais on ne peut écrire ces mots sans une image de la croix. C’est pour cela que se trouve, au des­sous, une enlu­mi­nure de croix pro­ve­nant d’un mis­sel d’au­tel de famille.

Au ver­so (2) : Non pas pour nous, Seigneur, non pas pour nous, mais pour votre plus grande gloire. (Ps 113, 9). Texte : Je l’ai choi­si afin de tou­jours me sou­ve­nir qu’il n’y a rien que nous n’ayons reçu de Dieu et pour remettre tous les fruits de mon futur minis­tère entre les mains de Notre-Seigneur.

L’abbé Jean-​Marie Lebourg est nom­mé au prieu­ré Marie-​Reine à Mulhouse.

Abbé Vianney Vandendaele

Origines : Je suis ori­gi­naire du Nord de la France et mon prieu­ré est celui de Croix, situé dans l’ag­glo­mé­ra­tion lilloise.

Image : J’ai choi­si le détail de la fresque de Fra Angelico inti­tu­lée Saint Dominique au pied de la croix. Je vou­lais une belle repré­sen­ta­tion du Christ à mettre dans mon bré­viaire et à contem­pler quo­ti­dien­ne­ment lors de la réci­ta­tion de l’of­fice divin. Le Christ est tout pour nous, qui sommes chré­tiens, et nous devons tou­jours nous y unir davan­tage. Sur cette fresque, il donne l’im­pres­sion d’être pai­sible après avoir accom­pli sa mis­sion de rachat des pécheurs que nous sommes. Il est notre roi cou­ron­né d’é­pines et humi­lié à cause de nos péchés mais il est aus­si le Sacré-​Coeur qui déverse sur nos âmes ses grâces qui nous puri­fient de notre misère.

Au ver­so : « Toute la gran­deur, toute la rai­son d’être, toute la joie, toute la conso­la­tion, toute la force du prêtre se trouve dans le saint sacri­fice de la messe. » (Mgr Lefebvre, 1er nov. 1980).

Texte : J’ai choi­si cette cita­tion car le ser­vice de messe fut très cer­tai­ne­ment pour moi un élé­ment essen­tiel dans mon désir de ser­vir Dieu en deve­nant prêtre. Il me semble que c’est au pied de l’au­tel que le bon Dieu m’a appe­lé à y mon­ter. J’ai vou­lu aus­si trans­crire ce que Notre- Seigneur veut que nous appre­nions de lui : qu’il est doux et humble de coeur. Le Sacré- Coeur est bien pour le prêtre un modèle à imi­ter dans ses rela­tions envers les âmes à sau­ver par son minis­tère. C’est ain­si qu’est pré­sent tout un pro­gramme sacer­do­tal. Être un autre Christ, avec un coeur misé­ri­cor­dieux envers les pécheurs et les sanc­ti­fiant en leur appli­quant les grâces du Calvaire par le renou­vel­le­ment du sacri­fice de Notre-​Seigneur sur nos autels.

L’abbé Vianney Vandendaele est nom­mé à l’étranger.

Abbé Pierre-​Marie Wagner

Origines : Après quelques années pas­sées en région pari­sienne, où nous fré­quen­tions le prieu­ré Saint-​Jean (Mantes-​la Jolie), ma famille est arri­vée à Nantes, près du prieu­ré Saint-​Louis, en 1997.

J’ai sui­vi ma sco­la­ri­té suc­ces­si­ve­ment à l’é­cole Saint-​Louis, puis à l’é­cole Sainte-​Marie près de Saint-​Malo, et enfin à Saint-Michel.

Image : Je l’ai trou­vée lors d’une visite du monas­tère béné­dic­tin de Subiaco.

Au ver­so (1) : « À ceci nous avons connu l’a­mour, c’est qu’il a don­né sa vie pour nous ; nous aus­si, nous devons don­ner notre vie pour nos frères. »

Texte : Cette phrase peut non seule­ment expri­mer l’i­déal d’une vie sacer­do­tale, mais éga­le­ment ser­vir à tous.

Au ver­so (2) : « Duc nos quo ten­di­mus. » (Conduisez-​nous là où nous ten­dons). Texte : Cette phrase est tirée du Panis Angelicus de saint Thomas d’Aquin. En effet, c’est le Ciel qui est notre but, et le seul moyen d’y par­ve­nir, c’est d’y être conduit par Notre-​Seigneur Jésus-​Christ, prêtre et victime.

L’abbé Pierre-​Marie Wagner est nom­mé à l’é­cole Saint-​Michel Garicoïts à Domezain.

Abbé Eric Peron

Origines : Je suis ori­gi­naire de Saint-​Floret, en Auvergne, la cha­pelle que j’ai fré­quen­tée est celle d’Issoire. J’ai sui­vi ma sco­la­ri­té à l’é­cole Sainte-​Marie puis à Saint-Michel.

Au ver­so : « Dieu a le droit de tout deman­der. » (Abbé Berto). Texte : Dieu est le maître abso­lu. Toujours et par­tout il peut tout deman­der à ses ser­vi­teurs – et plus encore à ses amis que sont les prêtres – qu’il a créés pour lui rendre gloire ; jamais il n’a de compte à rendre, à per­sonne. Mais Dieu est un maître d’a­mour, Deus cari­tas est (1 Jo 4, 16) et ses oeuvres sont d’a­bord des oeuvres d’a­mour ; aus­si ses ser­vi­teurs peuvent-​ils tou­jours gar­der au fond du coeur la joie et la paix, fruits de la cha­ri­té, parce que, quelles que soient les épreuves, les souf­frances ou les sacri­fices, ils y voient tou­jours la main de leur maître dont ils se savent aimés. « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8, 28) et saint Augustin ajoute : « même le péché ». Dieu éprouve sou­vent ceux qu’il aime, c’est ain­si, et c’est pour le chré­tien un grand mys­tère. Mais la clef de ce mys­tère, c’est le Calvaire : qui Dieu a‑til plus aimé par­mi les hommes ? Et qui a plus été éprou­vé ? N’est-​ce pas Notre-​Seigneur Jésus- Christ lui-​même ? Aussi Dieu a‑t-​il le droit de tout deman­der parce que lui­même n’a pas épar­gné son propre Fils.

Image : C’est pour cette rai­son que j’ai choi­si ce tableau de Zurbaran, peintre espa­gnol du XVII° siècle, repré­sen­tant Notre-​Seigneur mort, enve­lop­pé de ténèbres, si expres­sif non seule­ment de la souf­france phy­sique, mais aus­si de la tris­tesse et du dénue­ment total qui furent ceux de Notre- Seigneur, l’Homme de dou­leur, et qui semble aban­don­né de Dieu (Mt 17, 46). C’est très aus­tère, c’est vrai, mais le che­min du prêtre, c’est le che­min de la croix.

Pourtant, au bout de ce che­min de croix, et c’est là notre conso­la­tion et notre sou­tien dans la lutte, il y a le Ciel, et la pos­ses­sion de Dieu pour tou­jours. « Le Seigneur est le Dieu de mon coeur et mon par­tage pour l’é­ter­ni­té. » (Ps 72) C’est vrai dès ici-​bas, Dieu est tout pour le prêtre, il est sa joie, son amour, son ami, le sujet de ses médi­ta­tions, le motif de ses peines lorsque les hommes l’of­fensent etc. « Mon Dieu et mon tout », mais c’est sous le voile de la foi, et un jour, si Dieu veut, le voile sera levé pour que cette pos­ses­sion de celui qui est Tout pour lui soit parfaite.

L’abbé Éric Péron est nom­mé à l’é­cole Saint-​Joseph des Carmes à Montréal-​de-​l’Aude.

Abbé Jean-​Marie Mavel

Image.

Au ver­so :

« Seigneur Jésus, apprenez-​moi à être géné­reux, à vous ser­vir comme vous le méri­tez, à don­ner sans comp­ter, à com­battre sans sou­ci des bles­sures, à tra­vailler sans cher­cher le repos, à me dépen­ser sans attendre d’autre récom­pense que celle de savoir que je fais votre sainte volonté. »

« Vierge fidèle, priez pour nous. »

L’abbé Jean-​Marie Mavel est nom­mé au prieu­ré Notre-​Dame de la Délivrande à Fort-​de-​France.

Père Clément-​Marie

Origines : Je suis ori­gi­naire du Berry et j’ai sui­vi toute ma sco­la­ri­té à Châteauroux… dans l’en­sei­gne­ment public.

Image : Elle repré­sente Notre-​Dame de Miséricorde, icône écrite vers 1620 et se trou­vant à Vilnius en Lituanie dans la cha­pelle de la Porte de l’Aurore. Elle était autre­fois sus­pen­due au-​dessus de cette même porte, à l’ex­té­rieur des rem­parts, jus­qu’à ce que les pères Carmes lui construisent une cha­pelle en 1671. Des mil­liers d’ex-​voto rap­pellent les grâces reçues et les nom­breux miracles attri­bués à la mère de Dieu (notam­ment en réac­tion contre les exac­tions et les blas­phèmes de l’en­va­his­seur sué­dois ou russe). Le sanc­tuaire fut vite lié aux évé­ne­ments poli­tiques qui secouaient la ville : suite aux répres­sions des sou­lè­ve­ments de la popu­la­tion contre l’oc­cu­pant, les étu­diants s’y réunis­saient clan­des­ti­ne­ment pour prier ; en 1844 les Carmes, sou­cieux du règne social de Notre-​Seigneur Jésus-​Christ, furent chas­sés à cause du sou­tien qu’ils por­taient aux insur­gés contre les Russes, maîtres du pays depuis 1795… Pendant l’oc­cu­pa­tion sovié­tique, entre 1945 et 1990, des orga­ni­sa­tions catho­liques sou­ter­raines se ren­daient en pèle­ri­nage auprès de la Mère de Dieu de Vilnius et sa dévo­tion fut por­tée jusque dans les camps de Sibérie. En 1927, le pape Pie XI don­na à la sainte icône le nom de Mère de Miséricorde.

Une par­tie de la com­mu­nau­té de Mérigny a pu la véné­rer en com­pa­gnie d’une com­mu­nau­té tra­di­tion­nelle de rite byzan­tin implan­tée en Lettonie, en 2011.

Au ver­so : « Adorare – Unire – Servire ». Texte : C’est la devise de la Fraternité de la Transfiguration. Sa fin pre­mière est en effet ado­rare (l’a­do­ra­tion et par elle la sanc­ti­fi­ca­tion de ses membres), unire (les frères et soeurs offrent leurs vies, prières et labeurs pour le retour à l’u­ni­té romaine des chré­tiens qui s’en sont sépa­rés), ser­vire (la com­mu­nau­té se dévoue au minis­tère apostolique).

Document extrait de Fideliter n° 209 – « De nou­veaux prêtres pour l’Eglise », par Messieurs les abbés Nicolas Portail et Philippe Toulza