Journée du dimanche 26 – Vêpres et Procession du Saint Sacrement

Vêpres, procession du Saint sacrement et adoration nocturne

Le Saint Sacrement pré­sen­té aux malades par l’ab­bé Couture, supé­rieur du District d’Asie

Vêpres et expo­si­tion du Saint Sacrement par l’ab­bé Wuilloud, supé­rieur du dis­trict de Suisse

Dans les allées des sanc­tuaires comme dans les hauts-​parleurs des rues mar­chandes de la cité pyré­néenne réson­naient les can­tiques tra­di­tion­nels des pro­ces­sions eucharistiques.

A mesure qu’a­van­çait le dais, les genoux se pliaient, les chefs se décou­vraient. C’est « la jeu­nesse de Dieu » qui s’in­cli­nait devant son Créateur ou qui mar­chait à Sa suite en cette fête du Christ-Roi.

Alors que la tête du cor­tège déployé dans toute la ville fran­chis­sait la porte du sanc­tuaire, la queue de pro­ces­sion n’a­vait pas encore posé le pas du départ.

Après que le Saint Sacrement fut rap­por­té dans la basi­lique, une béné­dic­tion, don­née par l’ab­bé Couture, pré­sen­ta le corps du Christ enchâs­sé dans l’os­ten­soir à la face de cha­cun des 280 malades : les uns dans leur chaise rou­lante, d’autres appuyés sur leur béquille, la plu­part assis ou allon­gés dans ces cha­rettes bleues qui portent toutes le nom d’un géné­reux dona­teur qui finan­ça une voi­ture en remer­cie­ment d’une gué­ri­son passée.

« Mon Dieu, si vous le vou­lez, vous pou­vez me gué­rir » disent les invo­ca­tions. Lourdes est une poi­gnante école de l’espérance.

Toute la nuit, le Saint Sacrement res­ta là au milieu de cette immense basi­lique, expo­sé à la véné­ra­tion des fidèles. Vidée des foules de la mati­née, cette gigan­tesque coquille abri­ta le Corps réel de Jésus Christ.

Ici, c’est une mère de famille qui reve­nait médi­ter après avoir cou­ché ses enfants, Là, c’est un Père béné­dic­tin qui – entre deux colonnes de béton – absol­vait les péchés jusque très en avant dans la nuit.

Un peu plus loin, à la Grotte, l’obs­cu­ri­té et les froides tem­pé­ra­tures impo­saient l’a­no­ny­mat à ces enfants de Dieu cachés sous leurs longs manteaux.

Le scout, la reli­gieuse, l’é­vêque, le père de famille ou le prêtre se confiaient tous à leur mère com­mune au son de l’eau de cette fon­taine mira­cu­leuse qui jaillit sans inter­rup­tion depuis quelques cent cin­quante années.

Dehors, une voûte étoi­lée cou­vrait de son grand man­teau la ville de Lourdes. Comment ne pas y voir la sym­bo­lique tutelle de notre Mère du ciel ?

Suite du repor­tage : la messe de lundi