Journée du lundi 27 octobre 2008 – Mot de conclusion du pèlerinage


Mot de conclusion du pèlerinage, prononcé à la Grotte

L’abbé Régis de cacqueray-​Valménier, Supérieur du District de France,
conclue le pèle­ri­nage 2008 par une forte allo­cu­tion de remer­cie­ments,
d’ac­tion de grâce et de fidè­li­té à l’Eglise
.
(Les style par­lé a été conser­vé par la rédac­tion de LPL)

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
Ainsi soit-il.

Excellences, Chers Confrères, Chères Sœurs, mes biens chers Frères, 

Avant la béné­dic­tion finale qui va être don­née par nos évêques et avant la clô­ture de ce Pèlerinage, nous avons la joie de nous trou­ver ras­sem­blés une der­nières fois devant la Grotte pour expri­mer à la Très Sainte Vierge Marie notre grand amour filial et notre infi­nie recon­nais­sance pour ces jour­nées d’immense béné­dic­tion que nous venons de vivre. Pour ce pèle­ri­nage qui va res­ter, dans nos esprits et pour la Tradition, l’un des très grands moments.

C’est grâce à Notre Sainte Mère du Ciel que ces moments de si grande conso­la­tion nous ont été procurés.

Nous ne sommes venus à Lourdes que pour La fêter, mais notre venue et nos prières L’ont tou­chée. Et Elle n’a pas vou­lu nous voir par­tir sans nous avoir com­blés de Ses bien­faits. C’est donc l’âme abreu­vée de grâces innom­brables que nous allons repar­tir, rem­plis de cette espé­rance invin­cible de la Bonté de cette Mère, qui n’oublie aucun de Ses enfants, qui nous a même don­né un ciel serein et magni­fique tout au long de notre Pèlerinage, qui ne se couvre qu’en nous voyant partir.

Cependant notre Pèlerinage n’aurait pas été pos­sible si nous n’avions pas éga­le­ment béné­fi­cié des auto­ri­sa­tions, des ser­vices et du dévoue­ment de nom­breuses per­sonnes. Je veux tout spé­cia­le­ment remer­cier de son accueil Mgr Périer, évêque de Tarbes et de Lourdes, Mgr Zambelli, Recteur de ce Sanctuaire, ain­si que Monsieur Monory, qui nous accueille chaque année avec géné­ro­si­té en ces lieux. Et nous leur disons notre vive gratitude.

Notre pèle­ri­nage n’aurait pu avoir lieu s’il n’avait éga­le­ment aus­si reçu le concours si pré­cieux de Monsieur l’Abbé Pinaud, Directeur de l’Ecole Saint Michel Garicoïts de Domezain, et de l’équipe de prêtres, de reli­gieux et de laïcs qui œuvrent avec lui, éton­nam­ment peu nom­breux, mais remar­qua­ble­ment effi­caces et omni­pré­sents dans la dis­cré­tion, pour l’organisation d’un pèle­ri­nage d’une telle ampleur.

Il me faut éga­le­ment nom­mer Mère Marie-​Antoinette, Supérieure de la Communauté des Sœurs du Rafflay, et toute sa com­mu­nau­té avec elle, qui chaque année s’occupe de la prise en charge de tous nos chers malades, avec l’aide des méde­cins, des infir­miers, infir­mières et béné­voles qui viennent se dépen­ser jour et nuit à leurs côtés.

Je vou­drais éga­le­ment remer­cier tous mes chers confrères, les sémi­na­ristes, frères, reli­gieux et reli­gieuses, de notre Fraternité et des com­mu­nau­tés amies, qui se sont dépla­cés de tous les coins de France, et sur­tout de tous les coins du monde pour faire ce Pèlerinage, pour faire de ce Pèlerinage ce très grand moment de fer­veur, qui res­te­ra ce sou­ve­nir inou­bliable dans l’histoire de la Tradition.

Je vou­drais éga­le­ment dire à tous les malades, tous nos malades, la très grande joie de Notre-​Dame de Lourdes à cet ins­tant que Ses fils et Ses filles de pré­di­lec­tion se trouvent ain­si ras­sem­blés devant la Grotte. Nul ne sait, chers amis, quels sont les des­seins de la Très Sainte Vierge Marie sur cha­cun d’entre vous, mais nous sommes tous bien per­sua­dés que vous êtes Sa part choi­sie, qu’Elle a su, et qu’Elle conti­nue­ra de savoir vous conso­ler au milieu de vos épreuves et de vos souf­frances. Vous êtes notre cou­ronne, et nous savons tout le prix de vos sacri­fices et de vos peines auprès du trône de Dieu. A cha­cun d’entre vous, en par­ti­cu­lier, nous vous expri­mons la proxi­mi­té de nos prières dans vos souf­frances et notre immense gra­ti­tude de l’offrande que vous en faites, pour le Règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ sur les hommes et sur les sociétés.

Cependant, cette année, je désire sur­tout expri­mer mes remer­cie­ments, en votre nom à tous, à Monseigneur Fellay, Supérieur Général de la Fraternité Saint Pie X, et à nos évêques, qui pour la pre­mière fois, en ce Jubilé, nous ont fait l’immense joie de venir à ce Pèlerinage. (Applaudissements)

Leur pré­sence épis­co­pale à tous les quatre, à l’occasion du Cent Cinquantième Anniversaire des Apparitions de Lourdes, alors que leurs voyages les cata­pultent dans le monde entier en per­ma­nence, le renou­vel­le­ment que Mgr Fellay a fait de la Consécration de la Fraternité au Cœur Immaculé de Marie consti­tue des grâces ines­ti­mables. En ce ving­tième anni­ver­saire de vos consé­cra­tions épis­co­pales, Excellences, puissiez-​Vous avoir reçu ici toutes les grandes lumières et toutes les forces pour conti­nuer à accom­plir, pour les vingt pro­chaines années, l’œuvre d’Eglise que Vous a confiée Notre Seigneur Jésus-​Christ. Que votre Foi, pro­fonde, que Votre déter­mi­na­tion dans le com­bat, pour pour­suivre sur ce fil du rasoir ou sur cette ligne de crête, pour pour­suivre le com­bat de Monseigneur Lefebvre, soit pour la glo­ri­fi­ca­tion de la Sainte Eglise.

Excellences, Vous êtes pour nous le garant de la pré­ser­va­tion et de la trans­mis­sion de la vraie Doctrine Catholique, et de notre liber­té de conti­nuer à vivre de notre Foi et dans la Foi. Beaucoup d’entre nous ici pré­sents, nous ne sommes deve­nus aujourd’hui sol­dats de Notre Seigneur Jésus-​Christ, ou même prêtres de Notre Seigneur Jésus-​Christ, que par la grâce de Votre épiscopat.

Cependant, pour pou­voir assu­rer les âmes de la trans­mis­sion de la Foi et de la liber­té d’en vivre, il Vous a été mys­té­rieu­se­ment deman­dé de subir à la face de l’Eglise un mys­té­rieux opprobre qui dure jusqu’à ce jour. Et les humi­lia­tions ne Vous ont jamais été ména­gées. Ce pèle­ri­nage de Lourdes, en même temps qu’il a don­né à tous Vos prêtres et à tous les pèle­rins la joie de Votre pré­sence, leur ont éga­le­ment don­né l’occasion de prendre conscience exté­rieu­re­ment de cette peine que subit Votre épiscopat.

C’est pour­quoi en remer­ciant vive­ment du fond du cœur Monseigneur Périer, évêque de Tarbes et de Lourdes, de son accueil et de son hos­pi­ta­li­té dans ce Sanctuaire, nous ne pou­vons lui celer notre tris­tesse d’avoir été les témoins de cette afflic­tion que conti­nuent de subir nos évêques.

Quant à nous, Excellences, nous savions bien que cette peine, toute publique qu’elle soit, n’est qu’apparente et nous tenons à Vous dire notre pro­fonde gra­ti­tude d’accepter de la sup­por­ter pour l’honneur de Notre Seigneur Jésus-​Christ et de la Sainte Eglise. Quoique nous n’ayons pas été stig­ma­ti­sés aus­si for­te­ment que Vous l’avez été, nous nous fai­sons un devoir de por­ter cette peine avec Vous, car nous avons bien conscience que Vous la por­tez pour nous.

Comment pourrions-​nous (applau­dis­se­ments), …com­ment pourrions-​nous ne pas vou­loir por­ter l’humiliation de nos pères ? Excellences, vous avez enten­du le bat­te­ment des mains, sachez que le bat­te­ment de nos cœurs est encore plus grand. (Applaudissements)

Monsieur le Supérieur Général, Vous avez invi­té à prier le Rosaire, pour que cesse cet opprobre. Nous avons conscience que votre demande n’est pas ins­pi­rée par la las­si­tude. Vous nous conviez en réa­li­té à prier pour le réta­blis­se­ment d’une jus­tice, qui dépasse ample­ment Vos per­sonnes et qui dépasse même la mémoire véné­rable de ceux qui Vous ont éle­vés à la digni­té épis­co­pale. La ces­sa­tion de cette injus­tice importe sou­ve­rai­ne­ment au bien com­mun et à l’honneur de l’Eglise. Car en réa­li­té, bien plus que Vos per­sonnes, ou même que la mémoire véné­rée de Leurs Excellences Monseigneur Marcel Lefebvre et Monseigneur Antonio de Castro-​Mayer, c’est en réa­li­té le pas­sé de l’Eglise et donc son iden­ti­té que ces cen­sures, pour le moment, fus­tigent encore.

Bien chers confrères, bien chers fidèles, réunis des quatre coins du monde aux pieds de notre Bienheureuse Mère la Vierge Marie Immaculée, nous Lui deman­dons et nous La sup­plions une der­nière fois, avant de nous quit­ter, de bien vou­loir nous gar­der dans la fidé­li­té. Fidélité à notre Foi. Fidélité dont nous savons qu’elle est l’unique source sur­abon­dante de toute la vie, de toute cha­ri­té et de toutes les vertus.

Notre-​Dame de Lourdes, nous Vous confions la Fraternité Sacerdotale Saint-​Pie X ain­si que toutes les chères com­mu­nau­tés amies qui mènent le com­bat de la Foi avec elle. Nous Vous confions nos sémi­naires, nos prieu­rés, nos écoles, nos familles et tous nos fidèles. Nous Vous remer­cions mille fois de toutes les voca­tions que Vous dépo­se­rez dans le cœur des jeunes gens, des jeunes filles, pour qu’avec une grande géné­ro­si­té ils viennent ren­for­cer nos rangs pour l’évangélisation du monde entier. Monseigneur, pres­sé pour la deuxième fois de prier le Rosaire, nous sommes convain­cus que cette prière géné­reuse nous pro­cu­re­ra bien plus que ce que nous avons deman­dé. Il obtien­dra son infaillible but de plon­ger les hommes, et d’une façon inouïe, au cœur des mys­tères de la vie de Notre Seigneur Jésus-​Christ, de les faire boire à Ses divines ver­tus, de leur com­mu­ni­quer son esprit de lumière et de feu, four­naise qui éclaire et qui enflamme.

Au moment où nous allons nous mettre à genoux pour rece­voir Votre béné­dic­tion, jamais nos âmes ne se sont trou­vées aus­si ardentes pour s’élancer dans la pour­suite de ce grand com­bat de la Foi, pour l’honneur et pour l’amour de Notre Seigneur Jésus-​Christ et de la Sainte Eglise.

A tous nous vous disons : « A l’an pro­chain ! ». (Applaudissements)

Abbé Régis de Cacqueray-​Valménier, Supérieur du District de France 

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Conclusion audio de l’ab­bé de cacqueray