Présentation de l’abbé John Brucciani, prieur de Nancy

Le mot de Monsieur l’abbé John Brucciani – Octobre 2010

Mes chers parois­siens de Metz, Nancy et Epinal,

En atten­dant le lan­ce­ment d’un bul­le­tin propre à la région de la Lorraine, je m’approprie une page dans le bul­le­tin de l’Étoile afin de faire plus ample­ment connais­sance avec vous.

Après cinq années, belles et enso­leillées, à Toulouse où j’avais en charge une école pri­maire de 90 enfants, je reviens sou­dai­ne­ment en Lorraine où j’ai déjà pas­sé quatre années de ser­vice à L’Étoile du Matin et à Nancy – Épinal.

Je reviens avec un peu de tris­tesse et beau­coup de bon­heur. Je suis triste de quit­ter la paroisse tou­lou­saine, vibrante d’activité, d’entraide et de joie. Le soin des enfants m’a pro­cu­ré un plai­sir et une joie immense, et leur com­pa­gnie me man­que­ra long­temps. Mais je suis très heu­reux de reve­nir en un pays dont je n’ai que d’excellents sou­ve­nirs. Mon minis­tère à Épinal et Nancy n’avait duré que quatre ans, mais le sou­ve­nir est inef­fa­çable. J’entends ravi­ver et revivre ces sou­ve­nirs, en y ajou­tant l’expérience de la paroisse de Metz et de Verdun. Disons-​le : ce retour en la terre de Sainte Jeanne d’Arc ne manque pas de piquant. C’est peut-​être une revanche de Saint Georges, patron de l’Angleterre, et de Saint Nicolas, plus ou moins son com­pa­triote et contemporain.

La fon­da­tion d’un prieu­ré lor­rain s’est fait long­temps attendre. Dieu sait qu’il y en a besoin ! Ayant vécu à l’Étoile du Matin, je sais ce que les longs tra­jets coûtent en temps et en effort. Je remer­cie Monsieur l’abbé Rousseau et ses prêtres pour leur tra­vail pas­sé, pré­sent … et futur. Mes confrères de Bitche, en effet, seront par­mi vous un cer­tain temps encore, en atten­dant que Dieu rem­plisse un peu plus nos séminaires !

Mes quelques visites à Metz et à Nancy m’ont déjà fait décou­vrir de nou­veaux visages depuis mon départ il y a cinq ans. Beaucoup, anciens et nou­veaux, se demandent com­ment s’organisera le nou­veau minis­tère tant atten­du. Messes, caté­chismes, dévo­tions, confé­rences : où, quand et comment ?

Rome ne s’est pas fait en un jour… 

Nous atten­dons tou­jours l’acquisition ferme de la mai­son de Nancy. A cause de cer­taines hési­ta­tions du pro­prié­taire, et suite à sa déci­sion de chan­ger de notaire, nous atten­dons tou­jours la fin de la tran­sac­tion. En atten­dant, et pour un temps que Dieu seul sait, je me trouve pèle­rin en Lorraine. Je par­ta­ge­rai mon temps entre Épinal, Nancy, Metz, et l’Étoile du Matin où je peux retrou­ver des confrères. Il n’est pas bon d’être seul, on devient excentrique !

À vrai dire, je ne sais pas trop com­ment cette pre­mière année se dérou­le­ra. Je sou­haite être à la dis­po­si­tion des parois­siens, en par­ti­cu­lier des malades et des enfants. La visite des malades néces­site beau­coup de temps, à cause des tra­jets à par­cou­rir. Quant aux enfants, j’espère leur être pré­sent en les visi­tant dans leurs familles, ou à l’occasion de réunions que cer­taines familles orga­ni­se­ront : anni­ver­saires, sor­ties, récol­lec­tions, etc. C’est ori­gi­nal, mais il est impor­tant qu’ils voient et touchent le prêtre de près. Quant à leur ins­truc­tion reli­gieuse, je pense que, pour le moment, il est sage de la conti­nuer auprès des soeurs de Fraternité Saint-​Pie X (par cor­res­pon­dance) ou par vos propres soins. Je recom­mande la pre­mière solu­tion, de loin la meilleure et la plus effi­cace. Pour la pré­pa­ra­tion proche à la pre­mière com­mu­nion, je me tiens à votre dis­po­si­tion pour aider.

Les messes du same­di soir et du dimanche, à Nancy et à Metz, auront tou­jours lieu, sauf excep­tion. Du fait de mon séjour plus fré­quent sur Nancy, il y aura d’autres messes en semaine, les lun­di et mar­di, et par­fois le ven­dre­di. Ces messes et autres dévo­tions selon les sai­sons, seront annon­cées le dimanche précédent.

Je suis plus qu’à votre dis­po­si­tion pour vous don­ner une confé­rence ici et là. Nous avons la cha­pelle de Nancy et les pièces annexes en cas de cock­tail, et de bonnes âmes à Metz ou Verdun prê­te­ront sûre­ment leurs foyers pour rece­voir leurs co-​paroissiens, cha­cun appor­tant une bou­teille ou un panier ! Ces ras­sem­ble­ments sont aus­si utiles et ins­truc­tifs que sym­pa­thiques. J’y mets beau­coup d’espoir pour que l’amour de Dieu et du pro­chain gran­dissent en tous nos coeurs.

Enfin, chers parois­siens, je ne vous cache­rai pas que mon espoir le plus cher (dans les deux sens du mot) est de voir un jour une école pri­maire s’ouvrir dans la région. Inutile de vous per­sua­der com­bien cette entre­prise est néces­saire. Nos enfants se mul­ti­plient et leur exis­tence est quelque peu soli­taire, qu’ils soient sco­la­ri­sés à la mai­son ou à l’école. Leurs cama­rades sont sou­vent si dif­fé­rents, et ne connaissent pas Dieu.

Quelle aven­ture que de leur apprendre Dieu et son amour à tra­vers les cours de gram­maire, d’orthographe et de cal­cul ! Quelle mer­veille que de leur don­ner un cadre de vie où Dieu est connu et aimé par­tout et par tous. Leur foi inno­cente et pure peut s’épanouir et deve­nir source de joie pro­fonde, de sorte à leur lais­ser un sou­ve­nir de paix et de bon­heur. Plus tard, quand ils auront à affron­ter le monde, la pra­tique de cette foi ne leur rap­pel­le­ra que de bons sou­ve­nirs, deve­nant par là un véri­table bou­clier et boussole.

Je prie donc quo­ti­dien­ne­ment pour la réa­li­sa­tion de ce pro­jet. Nous n’avons ni lieu, ni argent, ni la moindre idée sur la manière que la Providence uti­li­se­ra pour se mani­fes­ter. Mais nous sommes tous cer­tains que Dieu aime bien plus nos enfants que nous les aimons. Il sou­haite leur bien beau­coup plus que nous le sou­hai­tons. Alors, chers parois­siens, il faut prières et gémis­se­ments, et quelques bien­fai­teurs, afin que le ciel parle. Bientôt je vous entre­tien­drai plus lon­gue­ment à ce sujet.

Dans l’attente de vous voir ou de vous visi­ter dans vos foyers, je vous assure, chers parois­siens, de mes prières et de mon entier dévoue­ment, In Christo Rege.

Rév. John Brucciani 

Pour me joindre :

Par télé­phone : 06 88 89 67 10. Le réseau SFR étant lamen­table en Lorraine, vous tom­be­rez sou­vent sur la messagerie.
Par email : jbrucciani@gmail.com (Je récu­père mes cour­riels quand je peux, où je peux. Bientôt sera ins­tal­lé un télé­phone et connexion inter­net à la cha­pelle du Sacré- Coeur de Nancy).
Par cour­rier : École Étoile du Matin, 112 route de Waldeck, 57230 Eguelshardt ou Chapelle du Sacré Coeur, 65 rue Oudinot, 54000 Nancy.