Chronique des Bénédictins de Bellaigue de mai à décembre 2015

Le mot du cellérier

La sous­crip­tion que nous avions jointe à notre der­nière lettre aux amis pour le finan­ce­ment des vitraux de l’ab­ba­tiale a déjà por­té de beaux fruits, puisque ceux qui ont été posés à l’au­tomne sont déjà finan­cés. Nous pré­voyons de pour­suivre la réa­li­sa­tion des autres vitraux dès que les beaux jours seront reve­nus, au prin­temps 2016 : la sous­crip­tion reste donc ouverte en vue de cette deuxième tranche de travaux.

Au début de l’é­té, pro­fi­tant de la séche­resse, nous avons pu refaire l’é­tan­chéi­té de la toi­ture de la cui­sine pro­vi­soire qui com­men­çait à poser de sérieux pro­blèmes aux cui­si­niers durant les
orages !

Le camp chan­tier des che­va­liers du Christ-​Roi, qui s’est déroulé
du 19 au 26 juillet, a per­mis de bien avan­cer l’ins­tal­la­tion d’une salle d’eau dans la mai­son des Gouttes.

Notre oblat, frère Johannes-​Felix Daniëls, s’est tout natu­rel­le­ment pro­po­sé pour en poser le car­re­lage. La porte d’en­trée et plu­sieurs fenêtres ont été changées.

D’ici quelques mois, la mai­son devrait être apte à rece­voir les familles des frères, même en hiver ! Il reste encore l’i­so­la­tion du dor­toir des combles à ins­tal­ler et quelques fini­tions à réa­li­ser au pre­mier étage.

L’aménagement d’une salle d’ac­cueil dans l’an­cienne por­te­rie du monas­tère est aus­si en cours de réa­li­sa­tion. Cette pièce nous ren­dra bien ser­vice durant les tra­vaux, en atten­dant d’a­voir une vraie hôtellerie.

Autre petit chan­tier en cours de réa­li­sa­tion : l’i­so­la­tion des combles de notre église. Afin de limi­ter les pertes de cha­leur et la conden­sa­tion qui goutte par­fois sur les autels laté­raux, quelques frères acro­bates rampent sur les voûtes pour y dérou­ler ou col­ler quelque 500 m² de laine de roche.

Du côté de nos pro­jets d’ex­ten­sion (cf. carte de voeux), après de nom­breuses péri­pé­ties, notre dos­sier de per­mis de construire a enfin pu être dépo­sé. Il est en cours d’ins­truc­tion et la réponse devrait nous par­ve­nir dans les pro­chaines semaines : si tout se passe bien, nous espé­rons pou­voir com­men­cer les tra­vaux avant l’é­té 2016.

Nous confions cela à vos prières et à votre générosité.

La chronique du monastère de mai à décembre 2015

Mai : Ce mois de Marie a vu ger­mer, par­mi les peu­pliers et les saules qui lar­moient au bord de la rivière, un arbre étrange, au fruit mer­veilleux : une artiste ico­no­graphe a gra­cieu­se­ment fait cou­rir son pin­ceau pour repré­sen­ter à la fresque la Sainte Mère de Dieu avec son Enfant, au milieu des lys (cf. page pré­cé­dente). Vierge sainte, Vierge de ten­dresse, vos enfants s’a­bri­te­ront sou­vent à l’ombre de votre fron­dai­son protectrice.

« Réjouissez-​vous, bour­geons de l’im­mor­telle fleur, domaine au fruit plein de saveur. Réjouissez-​vous, jar­din du Seigneur notre Ami, inti­mi­té des fidèles avec leur Seigneur » (Hymne acathiste).

Juin : à Souvigny, cité sanc­ti­fiée par le tom­beau des saints abbés de Cluny Mayeul et Odilon, le novi­ciat est invi­té par cette artiste à une expo­si­tion d’icônes.

À Moulins, c’est le musée de la Visitation qui l’ac­cueille : une col­lec­tion de mer­veilles de l’art litur­gique nées pen­dant les loi­sirs des visi­tan­dines aux mains de fées… on reste pantois !

2 juillet : Une his­toire qui tient du mythe d’Icare et de l’é­chelle de Jacob ! C’est Notre-​Dame en sa Visitation qui nous ramène notre frère Marcel, après un mois d’im­mo­bi­li­té (et quelle immo­bi­li­té ! …) et de soli­tude à l’hô­pi­tal. La grâce la plus pré­cieuse n’est-​elle pas la plus dure ? Ce soir, avant Complies, la réunion du cha­pitre s’a­chève autour de son fau­teuil de l’in­fir­me­rie : « on pren­dra soin des malades avant tout et par-​dessus tout, les soi­gnant comme s’ils étaient le Christ en per­sonne…» (Règle C. XXXVI).

12 juillet : Pendant les jours où il prêche la retraite à nos soeurs de Notre-​Dame de Toute-​Confiance, Mgr Tissier de Mallerais, à notre joie et édi­fi­ca­tion, par­tage notre table. Le 11, en la solen­ni­té de la Translation de N.P.S. Benoît, le clo­cher de Bellaigue, veuf depuis plus de deux siècles, dresse l’o­reille : « Deux cloches, dans le ciel qu’on voit, dou­ce­ment tintent » ; heu­reux pré­sage, ce bap­tême de nou­velles cloches à Perdechat ? Le len­de­main, dimanche, Monseigneur nous fait le grand hon­neur d’une messe pon­ti­fi­cale en laquelle nos frères élie et Maur sont ordon­nés exor­cistes et aco­lytes, pour por­ter haut et fier le flam­beau de la foi ! Monseigneur repart bien vite à d’autres labeurs mais nous conti­nuons de prier pour lui…

13 juillet, 6 et 9 août : M. L’abbé F.-R. de Bonnafos, L.-M. Gélineau, frère de notre P. Benoît, et M. l’ab­bé L. de Fraissinette tout frais ordon­nés viennent célé­brer une messe de pré­mices. Ils n’i­gnorent pas où se trouve la source et l’âme de tout leur apos­to­lat futur. Levant les mains sur la mon­tagne ou bataillant dans la plaine : frères d’armes ! « Dans la soli­tude pro­fonde Marie… je veux gagner des coeurs. Par vos apôtres, au bout du monde, je conver­ti­rai les pécheurs… » (Ste Thérèse de l’E.-J.).

22 juillet : à son tour, notre frère Mayeul fait pro­fes­sion trien­nale : le vase est bri­sé, le nard est répan­du ; le moyen d’empêcher le par­fum pré­cieux d’embaumer toute l’é­glise ? Sainte Marie-​Madeleine, elle, com­prend : c’est lui qui nous a aimés le premier.

15 août : Fête patro­nale et pâques de la Vierge « dont l’as­somp­tion fut notre glo­ri­fi­ca­tion » comme le chante un motet du XVIe siècle. « Elle sait se pen­cher sur les affli­gés, par la grâce de la divine ten­dresse, d’au­tant plus pro­fond qu’est plus sublime sa contem­pla­tion du coeur du Roi immense » (Amédée de Lausanne).

21 au 27 sep­tembre : Pour notre retraite annuelle, M. l’ab­bé Xavier Beauvais se fait le chantre des ver­tus chré­tiennes dans leur tona­li­té reli­gieuse et sacer­do­tale : notes de témoi­gnage (« au bou­lan­ger , on demande du pain ; au moine, du sur­na­tu­rel ! »), de coré­demp­tion et de sup­pléance (« … dési­rer Dieu pour tous ceux qui n’ont pas soif… »).

5 octobre : Saints Maur et Placide. La tra­di­tion­nelle fête du novi­ciat, habi­tuel­le­ment dou­blée par celle de notre Père Prieur, est aug­men­tée cette année par son dixième anni­ver­saire de pro­fes­sion. Au réfec­toire syl­ves­tre­ment orné pour l’oc­ca­sion, on admire au-​dessus de la che­mi­née un magni­fique haut-​relief repré­sen­tant la résur­rec­tion de la Vierge : cadeau de grands amis du monastère.

Pour aider le monastère de Bellaigue

Pour tout renseignement

Abbaye Notre-​Dame de
Bellaigue
63330 Virlet
FRANCE
04 73 52 33 26