Civitas dépose plainte contre Femen – Communiqué de presse du 20 novembre 2012


Désinformation institutionnelle sur la manifestation de CIVITAS
et poursuites engagées par CIVITAS contre les FEMEN

Communiqué du 20 novembre 2012

Depuis dimanche soir, les dépêches tombent les unes après les autres se reco­piant les unes les autres : « déra­pages » en marge de la mani­fes­ta­tion de CIVITAS alors que près de 20.000 per­sonnes de tous hori­zons ont mani­fes­té dans le calme, la séré­ni­té et la bonne humeur.

« Dérapages ver­baux », au motif que les argu­ments ou les slo­gans enten­dus ne convien­draient pas à cer­tains jour­na­listes et poli­tiques, sour­cilleux gar­diens de la liber­té d’expression à sens unique. Cette pre­mière dés­in­for­ma­tion est inquié­tante pour les vrais défen­seurs de la liber­té : il s’agit en réa­li­té d’une ten­ta­tive d’intimidation visant à n’approuver la liber­té d’expression que lorsqu’elle est conforme aux dik­tats des fai­seurs d’opinion et du gou­ver­ne­ment socia­liste. A cet égard, il est inquié­tant que, dans une démo­cra­tie digne de ce nom, un ministre en exer­cice, en l’espèce Madame Najat VALLAUD-​BELKACEM, dis­tri­bue par voie de com­mu­ni­qués suc­ces­sifs, les bre­vets de confor­mi­té à ce qui doit être dit par les oppo­sants à son pro­jet funeste, que ce soient ceux des mani­fes­ta­tions de same­di ou de dimanche.

De nom­breux poli­ti­ciens osent même récla­mer une dis­so­lu­tion de CIVITAS pour on ne sait quels motifs : il est cer­tain qu’il est plus simple d’empêcher un oppo­sant de par­ler, ce qui en dit long sur l’état d’esprit de ceux qui n’admettent la liber­té d’expression que défi­nie par eux. Il s’agit de pures agi­ta­tions politiciennes.

« Dérapages phy­siques » : la quasi-​unanimité jour­na­lis­tique, à de rares excep­tions, a titré sur les déra­pages phy­siques et la vio­lence dont auraient fait preuve des « inté­gristes » « en marge de la mani­fes­ta­tion de CIVITAS ». Les médias ont éga­le­ment repris sans dis­cer­ne­ment les pro­pos de la mili­tante homo­sexuelle Caroline FOUREST qui twee­tait depuis le four­gon dans lequel elle semble avoir été inter­pel­lée. A l’entendre, les jeunes filles vic­times de la « vio­lence inté­griste » étaient juste venues contre­ma­ni­fes­ter gen­ti­ment dégui­sées en nonnes.

La réa­li­té est radi­ca­le­ment différente :

- Les jeunes filles en ques­tions appar­tiennent au groupe les FEMEN d’origine ukrai­nienne, groupe inter­dit en Ukraine, finan­cé par un mil­liar­daire alle­mand ; elles sont venues contre-​manifester illé­ga­le­ment puisque sans décla­ra­tion préa­lable, avec viru­lence, en por­tant un voile de reli­gieuse sur la tête, les seins nus, cer­taines en porte-​jarretelles, avec des expres­sions inju­rieuses écrites sur la poi­trine (« fuck God », « fuck church », « Saint-​esprit étroit », « Marie marions-​nous », « occupe-​toi de ton cul »), pour atta­quer les mani­fes­tants de CIVITAS ‑dont des enfants qui ont été extrê­me­ment choqués- en les asper­geant de gazs fumi­gènes conte­nus dans des aéro­sols men­tion­nant en Anglais « Saint sperme » et « sperme de Jésus » ! Une pho­to en témoigne : un enfant dans sa pous­sette a été direc­te­ment visé par un jet de gaz de l’une des FEMEN !

- Contrairement à ce que pré­tendent cer­tains médias et poli­tiques, aucun membre de l’organisation de CIVITAS ne s’est ren­du cou­pable de la moindre vio­lence envers ces FEMEN. Les poli­ciers ont infor­mé les res­pon­sables de CIVITAS que seuls avaient été inter­pel­lés quatre indi­vi­dus sans rap­port avec CIVITAS et que rien ne pou­vait être repro­ché à CIVITAS. A l’inverse, le ser­vice d’ordre de CIVITAS a été exem­plaire puisqu’il a pu blo­quer les FEMEN sans user de vio­lence pour les empê­cher d’avancer plus avant dans la mani­fes­ta­tion et conti­nuer à agres­ser les par­ti­ci­pants et à s’exhiber notam­ment devant des enfants. Les FEMEN font mal­heu­reu­se­ment peu de cas de l’innocence des nom­breux enfants qui ont été vio­len­tés et qui ont été très cho­qués par leur attaque, leurs tenues et leurs slogans. 

Aucune vio­lence ni pro­vo­ca­tion n’est accep­table et c’est pour­quoi CIVITAS annonce que son avo­cat est en train de por­ter plainte auprès du pro­cu­reur de la répu­blique contre les membres par­fai­te­ment iden­ti­fiables des FEMEN, qui se sont ren­dus cou­pables d’exhibitions sexuelles notam­ment à la vue d’enfants (article 222–32 du code pénal), dif­fu­sion de mes­sage à carac­tère violent ou de nature à por­ter gra­ve­ment atteinte à la digni­té humaine et sus­cep­tibles d’être vus par des mineurs (article 227–24 du code pénal), vio­lences en réunion et avec armes (article 222–13 du code pénal) y com­pris contre des enfants, entrave concer­tée à la liber­té de mani­fes­ta­tion par menaces, vio­lences et voies de fait (article 431–1 du code pénal) ain­si que pour injures envers CIVITAS et les mani­fes­tants en rai­son de leur appar­te­nance à la reli­gion catho­lique ain­si que les mes­sages écrits sur leur poi­trine et les aéro­sols uti­li­sés le démontrent aisé­ment (article 33 ali­néa 3 de la loi du 29 juillet 1881).

Que les posi­tions de CIVITAS soient dis­cu­tées, c’est la liber­té d’expression qui le veut. Mais que pour élu­der le débat de fond sur un sujet aus­si grave que le mariage et l’adoption homo­sexuels et que pour éclip­ser la for­mi­dable mobi­li­sa­tion des Français de same­di et dimanche, il soit pro­cé­dé aux habi­tuels pro­cé­dés dia­lec­tiques de dés­in­for­ma­tion, de dia­bo­li­sa­tion et d’amalgame, cela n’est pas accep­table. CIVITAS indique donc qu’elle enten­dra pour­suivre devant les tri­bu­naux tout pro­pos dif­fa­ma­toire, inju­rieux ou pro­vo­cant à la dis­cri­mi­na­tion, à la haine ou à la vio­lence à son endroit ou à l’encontre de ses membres. 

Alain Escada, Président de CIVITAS

Quelques photos de la manifestation du dimanche 18 novembre 2012

Remerciements à l’a­gence ANFAD pour la mise à dis­po­si­tion des photos

Renseignements

Institut Civitas
17, rue des Chasseurs
95100 Argenteuil
01.34.11.16.94
www.civitas-institut.com

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