Dois-​je aller au défilé de Ste Jeanne d’Arc le 8 mai 2011 ?

Dois-​je aller au défilé de Ste Jeanne d’Arc le 8 mai prochain ?
Par le Père Jean-​Jacques Marziac (Coopérateurs du Christ-Roi)

Si tu es un pares­seux qui a peur de l’effort, non ! Si tu es malade de res­pect humain, crai­gnant ce que l’on va dire de toi dans ton entre­prise pour­rie de laï­cisme, ou dans ton régi­ment, non ! Si tu crains pour ton avan­ce­ment, reste dans tes pan­toufles ! Mais si tu es catho­lique et fran­çais, si tu connais ton his­toire de France et de l’Église, si tout sim­ple­ment tu as la foi, la vraie, et la confiance dans le Dieu tout puis­sant, oui, viens ! Si tu n’es pas aveugle ou incons­cient devant ce qui se déroule actuel­le­ment dans le monde, où se joue la sur­vie de la civi­li­sa­tion chré­tienne, alors oui, décide-​toi. Sors ton agen­da et note bien que ce dimanche 8 mai tu fais pas­ser Dieu et ta patrie avant tous les rendez-​vous ou pré­ten­dues obli­ga­tions mon­daines, loi­sirs, affaires en cours et autres.

Rappel historique

Je t’apprends, si tu l’ignorais, que depuis plu­sieurs mois des mil­liers d’Ivoiriens et aus­si des Français font la neu­vaine ci-​dessous. Pourquoi ? Parce que depuis près de dix ans la Côte d’Ivoire, ancienne colo­nie fran­çaise, est divi­sée en deux comme le Royaume de la doulce France du temps de Sainte Jeanne d’Arc ! Je te rap­pelle, car trop de jeunes Français ignorent l’histoire de France, qu’après la défaite d’Azincourt en 1415, la doulce France se trou­vait à peu près dans la même situa­tion poli­tique que la Côte d’Ivoire depuis dix ans. Tout le nord de la Loire était occu­pé par les Anglais qui s’étaient ins­tal­lés à Paris. Un peu par­tout c’était cam­brio­lages, pillages, et sur­tout divi­sion des esprits. L’annaliste de Saint Denis dit clai­re­ment : Partout, les Français gui­dés par le diable, s’injuriaient l’un l’autre : « Toi tu es un Bourguignon, tu tiens pour le duc de Bourgogne ; toi pour le Dauphin, tu es un Armagnac ! » L’ anar­chie régnait dans presque toutes les par­ties du Royaume de France.

Une crise d’autorité

De tous temps l’ambition et la soif du pou­voir engendrent beau­coup de désordres, de guerres civiles ou inter­na­tio­nales. Car, de plus, le vice de l’ambition engendre celui de l’argent. Il faut dès lors beau­coup de pétro­dol­lars et de mil­lions pour mai­tri­ser les médias. Personne n’ignore les pro­messes faites par les can­di­dats avant leur élec­tion DÉMOCRATIQUE, qu’ils n’ont pas tenues ensuite. On ne veut plus écou­ter et suivre les Commandements de Dieu, l’enseignement de la doc­trine sociale de l’Église. On veut régner sur tout le monde ! C’est bien le cas aujourd’hui, un peu par­tout, car en dehors de Dieu tout s’écroule ! Parce qu’on ne sait pas, on ne veut plus savoir, que JÉSUS-​CHRIST NOTRE SEIGNEUR, L’HOMME-DIEU, nous aime en vue de notre fin der­nière, laquelle consiste à aimer Dieu notre Créateur, à le ser­vir durant cette vie mor­telle, et à le pos­sé­der dans la vie éter­nelle. Il ne nous aime donc pas pour nous pro­cu­rer des richesses, des hon­neurs ou des biens tem­po­rels, car ces biens ne sont pas notre but final. Mais il nous aime pour nous four­nir tous les moyens sur­na­tu­rels qui nous sont néces­saires pour par­ve­nir à la vie éter­nelle. Il nous aime pour LUI-​MÊME NOTRE PÈRE qui est le prin­cipe et le but de toutes choses, pour nous unir à Lui en union d’amour, pour que nous puis­sions nous repo­ser en Lui-​seul comme en notre der­nière fin.

Il est tout à fait cohé­rent que celui qui ne veut pas recon­naître cette véri­té fon­da­men­tale qui a régi les nations durant des mil­lé­naires, soit sub­ju­gué par les biens tem­po­rels, qu’il jalouse son voi­sin parce qu’il a une voi­ture plus longue et plus per­for­mante que la sienne, ou qu’il devienne envieux de l’épouse de son pro­chain qu’il trouve plus belle et plus dis­po­nible. Chacun veut avoir une plus grande part au ban­quet de la vie et se sent lésé si dans l’assiette de son voi­sin se trouvent de meilleurs mor­ceaux que dans la sienne.

D’où l’importance de l’autorité. Dieu a vou­lu un Pape pour gou­ver­ner l’Église, et des Évêques qui soient des pas­teurs et non des sui­veurs. Des rois aus­si, des princes et donc des nations qui coopèrent au Règne de Dieu sur la terre.

La crise en Côte d’Ivoire

Elle date du jour ou mou­rut Félix Houphouët Boigny, sur­nom­mé affec­tueu­se­ment « le vieux sage d’Afrique ». Par un tour de force extra­or­di­naire il avait pu gou­ver­ner adroi­te­ment la Côte d’Ivoire pen­dant près de qua­rante ans en tachant de conci­lier l’inconciliable, c’est-à-dire son auto­ri­té qua­si monar­chique avec la démo­cra­tie moderne. Il n’eut pas peur d’afficher sa foi catho­lique à la face du monde en construi­sant la magni­fique basi­lique de Yamoussoukro, qui est un peu une copie de Saint Pierre de Rome. Avec une cou­pole de 120 mètres de hau­teur et des vitraux à l’ancienne de 28 mètres des­si­nés et conçus en France, elle peut accueillir 18.000 fidèles. Il eut le cou­rage de décla­rer aux jour­na­listes fran­çais « qu’il priait les yeux per­dus dans ce Christ en gloire qui sur­monte l’autel de marbre ita­lien », et de leur par­ler de cette « foi presque tan­gible, com­mu­ni­ca­tive, foi des Africains qui pro­pulse l’Église catho­lique au pre­mier rang des reli­gions du conti­nent noir » (Figaro-​Magazine, Samedi 2 décembre 1989, page 122). Dans la même inter­view il disait : « Chaque fois qu’un Ivoirien aban­donne les fétiches, je le sais et je suis heu­reux… En Europe vous avez presque honte de croire. Les prêtres ne portent plus la sou­tane mais une petite croix, la plus petite pos­sible sur leur ves­ton. Ici on peut encore offrir une basi­lique à Dieu ».

Le principe « démoncratique »

Hélas, trois fois hélas, len­te­ment, pro­gres­si­ve­ment, le prin­cipe du suf­frage uni­ver­sel, dont le Pape Pie IX avait dit « suf­frage uni­ver­sel, men­songe uni­ver­sel », gagne du ter­rain. Grâce, sur­tout, au chan­tage éco­no­mique, et par l’action des loges maçon­niques qui sont nom­breuses dans les grandes villes. C’est la guerre civile latente, froide, avec les sou­bre­sauts vio­lents habi­tuels depuis le coup d’État de Noël 1999 : le der­nier du 20ème siècle. Et ce mau­vais exemple a gagné toute l’Afrique. Car le péché mor­tel du prin­cipe démon­cra­tique moderne, c’est que les droits de l’homme ont évin­cé les droits de Dieu et les com­battent ! Et le Concile Vatican II n’est pas inno­cent dans cette déchéance, par sa col­lé­gia­li­té, sa fausse liber­té reli­gieuse et son faux œcu­mé­nisme, trois prin­cipes en totale rup­ture avec l’enseignement bimil­lé­naire de l’Église catho­lique romaine. Voila pour­quoi le Pape Benoît XVI a osé ouvrir le dos­sier du Concile et le remettre à l’étude. Deo gratias.

Sainte Jeanne d’Arc

Toi qui lis ces lignes, tu ne man­que­ras pas de venir à Paris le dimanche 8 mai 2011 à 14h30 pré­cises, place Saint Augustin dans le VIIIème arron­dis­se­ment. Tu y vien­dras avec tes enfants, tu auras convain­cu aus­si tes amis et quelques col­lègues de tra­vail. Tu prie­ras, tu chan­te­ras, tu invo­que­ras Saint Jeanne d’Arc pour que ta Patrie rede­vienne catho­lique. Tu prie­ras la neu­vaine pour la Côte d’Ivoire car, comme tu le sais ou devrais le savoir, quand la France est malade, l’Afrique est malade. Et beau­coup ajoutent avec rai­son : et le monde est malade.

Un Missionnaire de Côte d’Ivoire, Père Marzian (Coopérateurs du Christ-​Roi)

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Coopérateurs paroissiaux du Christ-Roi

Ordonné en 1954 pour les Missions Africaines de Lyon, mis­sion­naire en Côte d’Ivoire et au Dahomey, le Père Marziac fon­da plus tard, à la Maison Saint-​Joseph de Caussade la Communauté des Coopérateurs du Christ-​Roi, qui dis­pensent les Exercices de Saint-​Ignace selon l’esprit et la méthode du Père Vallet. Il a ren­du son âme à Dieu le 9 jan­vier 2022.