Vacances catholiques !

Les mois chauds et sym­pa­thiques de l’été sont de nou­veau arri­vés. Petits et grands entrent avec satis­fac­tion en cette sai­son esti­vale et aspirent à quelques jour­nées d’un far­niente qui les délas­se­ra des labeurs et des fatigues de l’année. Nous vous sou­hai­tons donc, chers lec­teurs de Fideliter, quelques semaines d’été repo­santes, au cours des­quelles vous pour­rez sai­ne­ment pro­fi­ter de la joie de retrou­vailles fami­liales et vous livrer à de saines acti­vi­tés diverses et variées de détente cor­po­relle et intel­lec­tuelle. Le corps et les facul­tés de l’âme en ont bien besoin pour pou­voir repar­tir plus vigou­reu­se­ment pour la ren­trée et pour la reprise du travail.

Cependant, il est cer­tai­ne­ment utile de rap­pe­ler que les vacances ne doivent pas être pour autant une période d’attiédissement spi­ri­tuel, d’oubli de Dieu et de relâ­che­ment moral. Il est bon de le rap­pe­ler parce que tous les prêtres qui ont quelques années d’expérience connaissent ces confes­sions de la ren­trée qui leur mani­festent trop sou­vent le mau­vais état de leurs pénitents.

Pas plus que les époux ne peuvent s’accorder l’un à l’autre une dis­pense à leur fidé­li­té et à leur amour pen­dant les semaines esti­vales, pas plus que les enfants ne peuvent s’octroyer une échap­pa­toire à leurs devoirs filiaux, pas plus les enfants du bon Dieu ne peuvent se trou­ver déga­gés pen­dant l’été de leurs devoirs et de leur amour envers leur Créateur, leur Maître et leur Sauveur.

Il faut donc, puisqu’on dis­pose d’un petit peu plus de temps pen­dant l’été, ne pas hési­ter à en pro­fi­ter pour en consa­crer aus­si un peu plus à Notre Seigneur Jésus- Christ. L’aspiration de notre âme ne doit-​elle pas être que la crois­sance de notre amour pour lui se fasse jour après jour de telle manière qu’il soit plus fort et plus fervent au retour de nos vacances ?

C’est ain­si que nous aurons le sou­ci à pas­ser des vacances catho­liques pour nous-​mêmes et pour nos enfants et de nous pla­cer dans des condi­tions qui nous per­met­tront de rece­voir aisé­ment les sacre­ments, en par­ti­cu­lier, d’accéder aisé­ment à celui de la confes­sion, plu­sieurs fois pen­dant l’été. Il sera pos­sible de don­ner à quelques-​unes des soi­rées fami­liales des vacances une marque plus reli­gieuse où les enfants consta­te­ront, pour leur édi­fi­ca­tion, le sou­ci que leurs parents ont de l’élévation chré­tienne de toute la famille.

Parmi de nom­breux efforts pos­sibles, nous vou­drions citer celui de la tenue à l’église. La proxi­mi­té des côtes ou les diverses acti­vi­tés de détente aux­quelles on prend part ne jus­ti­fient pas que l’on vienne à la messe dans des accou­tre­ments relâ­chés ou immo­destes. S’il est bien un moment de la semaine où cha­cun doit au contraire four­nir un effort pour venir dans une tenue propre et soi­gnée, n’est-ce pas celui où l’on va se retrou­ver en pré­sence du divin hôte du tabernacle ?

Que les hommes ne débarquent donc pas dans le sanc­tuaire en des vête­ments avec les­quels ils n’oseraient pas se pré­sen­ter dans leurs entre­prises. Oserais-​je deman­der à quelques-​uns de trou­ver le temps de se raser et de se vêtir digne­ment avant de venir à la messe comme ils n’omettent pas de le faire avant de se rendre sur leur lieu de tra­vail ? Que les mères donnent aus­si l’exemple de la grande et belle ver­tu de la modes­tie chré­tienne et aient à coeur de la faire res­pec­ter par leurs enfants. La bonne tenue favo­rise tel­le­ment le res­pect envers la mai­son de Dieu et les uns à l’égard des autres !

Pourquoi ne pas éga­le­ment pro­fi­ter de ces semaines pour pré­voir aus­si une pause bien utile – voire deve­nue néces­saire – pour suivre une retraite spi­ri­tuelle ou l’université d’été de Saint-​Malo ou par­ti­ci­per à telle ou telle ses­sion ou camp qui sera robo­ra­tif pour nos âmes ? Les années sont sou­vent char­gées mais les vacances, pour l’un ou l’autre des conjoints, peuvent ouvrir plus faci­le­ment des pos­si­bi­li­tés d’en dis­traire quelques jours pour le bien spirituel.

Je vous sou­haite à tous et à cha­cun de bonnes vacances plei­ne­ment repo­santes pour le corps mais aus­si pour l’âme et donc des vacances catholiques !

Abbé Régis de Cacqueray †, Supérieur du District de France

Source : Fideliter n°196

Capucin de Morgon

Le Père Joseph fut ancien­ne­ment l’ab­bé Régis de Cacqueray-​Valménier, FSSPX. Il a été ordon­né dans la FSSPX en 1992 et a exer­cé la charge de Supérieur du District de France durant deux fois six années de 2002 à 2014. Il quitte son poste avec l’ac­cord de ses supé­rieurs le 15 août 2014 pour prendre le che­min du cloître au Couvent Saint François de Morgon.