Le pape François va-​t-​il trop loin ? Face-​à-​face télévisé entre le Père T. Scholtès et A. Escada

Note de la rédac­tion de La Porte Latine :
il est bien enten­du que les com­men­taires repris dans la presse exté­rieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quel­conque adhé­sion à ce qui y est écrit par ailleurs.

L’Eglise catho­lique du Pape François est-​elle une bous­sole ou une girouette ? Débat télé­vi­sé entre Alain Escada et le porte-​parole des Evêques de Belgique. Alain Escada, pré­sident de Civitas, était oppo­sé ce midi au Père Tommy Scholtès, porte-​parole des Evêques de Belgique, lors d’un débat télé­vi­sé (émis­sion Pour ou Contre) orga­ni­sé par la télé­vi­sion belge RTL sur le thème « Le Pape va-​t-​il trop loin ? ». Déchristianisation, mariage, homo­sexua­li­té, immi­gra­tion, confu­sion, rela­ti­visme : Alain Escada dresse un rapide réqui­si­toire contre les trom­pe­ries du modernisme.

A voir, , un très inté­res­sant face-​à-​face télé­vi­sé ayant eu lieu le lun­di de Pâques sur RTL Belgique entre le père Tommy Scholtès, porte-​parole des évêques de Belgique, et Alain Escada, pré­sident de Civitas.

L’émission, inti­tu­lée « Pour ou contre ? », pose la ques­tion : « Le pape François va-​t-​il trop loin ?»

Alain Escada dénonce la confu­sion qu’en­traîne la perte de repères sûrs. Selon lui, en matière d’ho­mo­sexua­li­té, de mariage, d’im­mi­gra­tion ou de dia­logue inter­re­li­gieux, l’Eglise cherche plus sou­vent à plaire au monde qu’à res­ter fidèle à son ensei­gne­ment bimillénaire.

Lorsqu’il fait remar­quer que l’on ne peut lais­ser sup­po­ser que tout se vaut, dénon­çant un rela­ti­visme latent, le père Scholtès lui répond qu’ef­fec­ti­ve­ment, « tout est res­pec­table », qu’il a pu consta­ter par exemple qu’à Jérusalem, « où toutes les cultures sont mélan­gées, on peut vivre avec un cer­tain respect ».

Nous avons là deux visions dia­mé­tra­le­ment oppo­sées : l’un pense que le mes­sage essen­tiel de l’Eglise se résume à « Heureux les pauvres, car ils ver­ront Dieu », se réjouit des pro­pos du pape à Lampedusa deman­dant à l’Europe d’ac­cueillir tous les réfu­giés ; pour lui, la reli­gion n’est jamais un ensemble de règles et l’une des plus belles paroles de François est : « Qui suis-​je pour condam­ner ? »

A cette der­nière ques­tion, l’autre répond : « Le pape ! » et sou­tient que l’i­mage « bisou­nours » de l’Eglise est une trom­pe­rie : on ne peut lis­ser le chris­tia­nisme, il ne faut pas craindre de rap­pe­ler que le Christ a dit de lui-​même qu’il était signe de contra­dic­tion et le pape se doit d’être avant tout le fidèle por­te­voix des ensei­gne­ments du Christ, à temps et à contre­temps, ne crai­gnant pas de rap­pe­ler ce qui reste immuable pour le salut des âmes.

Une joute cour­toise mais pleine d’en­sei­gne­ments sur deux réac­tions pos­sibles aux pro­pos et aux atti­tudes de ce pape que les deux pro­ta­go­nistes s’ac­cordent à recon­naître « révo­lu­tion­naire », l’un pour s’en réjouir, l’autre pour le déplorer.

Propos recueillis par Anne Le Pape anne-le-pape@present.fr

Source : Présent du mer­cre­di 8 avril 2015