Le Professeur de Mattei demande la démission du Supérieur imposé aux Franciscains de l’Immaculée


Note de la rédac­tion de La Porte Latine :
il est bien enten­du que les com­men­taires repris dans la presse exté­rieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quel­conque adhé­sion à ce qui y est écrit par ailleurs.

Un groupe de sites et d’associations de laïcs catho­liques a annon­cé une péti­tion afin de récla­mer la démis­sion du Père Fidenzio Volpi de sa charge de Commissaire des Franciscains de l’Immaculée.

« Nous deman­dons la démis­sion du Père Volpi de sa charge de Commissaire poli­tique des Franciscains de l’Immaculée. En cinq mois, le Père Volpi a détruit l’Institut, pro­vo­quant chaos et souf­frances en son sein, scan­dale chez les fidèles, cri­tiques dans la presse, malaise et per­plexi­té dans le monde ecclé­sias­tique. Peu importe de savoir si le Père Volpi est l’artisan ou l’exécutant du plan de des­truc­tion. Ce qui est cer­tain c’est que, si le plan ne devait pas être blo­qué, ses consé­quences en seront désas­treuses et c’est pour évi­ter qu’un désastre ne vienne s’ajouter à un autre que le Père Volpi doit être écarté.

Après le Décret nom­mant un Commissaire, pris en date du 11 juillet der­nier, le Père Volpi, avec l’aide d’un petit nombre de sous-​commissaires déchaî­nés, dont le Père Alfonso Bruno et le Pr. Mario Castellano, a com­men­cé son tra­vail de sape de l’Institut. Il a inter­dit la célé­bra­tion de la Messe et de la Liturgie des Heures selon la forme extra­or­di­naire du Rite romain, pour­tant pré­vue par le Motu pro­prio Summorum pon­ti­fi­cum ; il a dépo­sé l’ensemble du gou­ver­ne­ment géné­ral de l’ordre, à com­men­cer par le fon­da­teur, le Père Stefano Maria Manelli, qui se trouve assi­gné à rési­dence sans en connaître les rai­sons ; il a des­ti­tué et trans­fé­ré l’un après l’autre les plus fidèles col­la­bo­ra­teurs du Père Manelli, toutes per­son­na­li­tés de haut niveau intel­lec­tuel et moral, attri­buant leurs charges à des reli­gieux dis­si­dents, sou­vent incultes et dépour­vus d’expérience de gou­ver­ne­ment ; il a mena­cé et puni les reli­gieux qui avaient adres­sé une péti­tion au Saint-​Siège et refu­saient de la reti­rer ; enfin, par un dik­tat daté du 8 décembre 2013, il a fer­mé le Séminaire, sus­pen­du les ordi­na­tions sacer­do­tales et dia­co­nales et frap­pé d’interdit les publi­ca­tions de la mai­son d’édition Casa Mariana, inter­di­sant de les dif­fu­ser dans les églises et sanc­tuaires confiés aux reli­gieux ; il a éten­du sa guerre per­son­nelle aux ter­tiaires et aux laïcs qui sou­tiennent l’Institut, sus­pen­dant toutes les acti­vi­tés de la MIM (Mission Immaculée Médiatrice) et du TOFI (Tiers Ordre fran­cis­cain de l’Immaculée) ; il a éga­le­ment mena­cé de faire nom­mer un Commissaire pour l’Institut des reli­gieuses fran­cis­caines de l’Immaculée et leur a reti­ré, ain­si qu’aux Clarisses de l’Immaculée, l’assistance spi­ri­tuelle des reli­gieux. Il pré­tend enfin impo­ser à tous les reli­gieux un « ser­ment moder­niste » de fidé­li­té au Novus Ordo Missae et au Concile Vatican II.

Le Père Volpi accuse ceux qui le cri­tiquent d’être contre le Pape, mais ce régime tyran­nique, du jamais vu dans l’histoire de l’Eglise, n’est-il pas en oppo­si­tion directe avec le Pape François, qui a recom­man­dé d’éviter tout auto­ri­ta­risme et d’user de misé­ri­corde et de ten­dresse envers les amis et les enne­mis ? Un spé­cia­liste objec­tif du Vatican, Marco Tosatti, l’a remar­qué, indi­quant, le 4 décembre, dans les colonnes de la ver­sion en ligne du quo­ti­dien ita­lien Lastampa.it : « Qu’auront donc fait ses pauvres reli­gieux ? Spéculé, abu­sé de mineurs, conduit une vie immo­rale ? Rien de tout cela ». Ce qui est vrai c’est que le Père Volpi, de son propre chef ou pour compte de tiers, veut « nor­ma­li­ser » les Franciscains de l’Immaculée, les ren­dant sem­blables aux autres ordres reli­gieux à la dérive. Pour y par­ve­nir, il est néces­saire de trans­for­mer leur doc­trine spi­ri­tuelle et morale, d’en détruire la dis­ci­pline interne, de mettre un terme par la vio­lence à la recon­quête de la litur­gie tra­di­tion­nelle, de les ouvrir à la cor­rup­tion du monde ain­si que l’ont fait, avec des résul­tats catas­tro­phiques, lui et son ordre capucin.

Le « Vénérable » [Les guille­mets sont de la rédac­tion de LPL] Pape Paul VI, dans l’Exhortation apos­to­lique adres­sée aux reli­gieux, Evangelica tes­ti­fi­ca­tio, du 29 juin 1971, rap­pe­lait qu’il faut obéir aux supé­rieurs « prae­ter­quam cum ali­quid iniun­gi­tur, quod legi­bus divi­nis vel consti­tu­tio­ni­bus Instituti mani­fes­to adver­sa­tur, aut quod malum grave et cer­tum secum­fert – tunc enim oboe­dien­di obli­ga­tio deest » (sauf dans le cas d’un ordre mani­fes­te­ment contraire aux lois de Dieu ou aux Constitutions de l’Institut, ou impli­quant un mal grave et cer­tain – dans ce cas en effet, l’obligation d’obéir n’existe pas). 

Si le Père Volpi ne devait pas être démis de ses fonc­tions, un conflit de conscience s’ouvrira chez les reli­gieux et les reli­gieuses qui vou­draient conser­ver le cha­risme des Franciscains de l’Immaculée et la fidé­li­té à la Tradition de l’Eglise. »

Sources : Corrispondenza Romana/​Correspondance Européenne/​LPL