Les 21 Conciles œcuméniques de l’Eglise catholique : de Nicée I en 325 à Vatican II en 1962–1965

Le Concile de Trente

Un concile est une réunion des évêques d’un ter­ri­toire don­né en vue de prendre cer­taines déci­sions. Les conciles œcu­mé­niques (du grec oikou­mé­nê, « uni­vers »), ou géné­raux, réunissent, en des occa­sions extra-​ordinaires ( un concile par siècle en moyenne), les évêques du monde entier, pour arbi­trer des ques­tions rela­tives à la doc­trine ou à la discipline.

Ce terme s’op­pose à celui de concile par­ti­cu­lier ; les conciles par­ti­cu­liers, qui ne peuvent se réunir qu’a­vec l’as­sen­ti­ment du pape, com­prennent les conciles natio­naux, ras­sem­blant les évêques d’une même Conférence épis­co­pale aujourd’­hui, et les conciles pro­vin­ciaux, ras­sem­blant ceux d’un ter­ri­toire plus restreint.

Un Concile œcu­mé­nique est convo­qué par le pape, qui le pré­side lui-​même ou le fait pré­si­der par un de ses légats. Il peut le trans­fé­rer, le sus­pendre ou le dis­soudre. Il doit éga­le­ment en approu­ver les décrets. Les actes du concile revêtent un carac­tère d’in­failli­bi­li­té s’ils concernent la défi­ni­tion d’une véri­té de foi. Le pape choi­sit les sujets de dis­cus­sion du concile, mais les évêques peuvent en pro­po­ser d’autres avec son approbation.

Le pre­mier concile de l’his­toire du Christianisme (proto-​concile) avait ras­sem­blé à Jérusalem, vers les années 50, les Apôtres et des « Anciens » autour de Pierre et Jacques, pour déter­mi­ner le rap­port du chris­tia­nisme nais­sant au judaïsme et à ses pres­crip­tions (Actes des Apôtres, XV, 2–29). Mais le pre­mier concile au sens propre du terme fut le concile de Nicée I, convo­qué par Constantin en 325 après la recon­nais­sance de l’Église.

L’Église catho­lique recon­naît depuis vingt-​et-​un conciles œcu­mé­niques, dont voi­ci un tableau synthétique :

Le schisme de l’Église d’Orient en 1054 sépare his­to­ri­que­ment ces 21 conciles en 2 grandes périodes :

  • 1. Les huit pre­miers conciles (de Nicée I, à Constantinople IV en 869–870), sont recon­nus par les deux Églises ; par­mi ceux-ci :
    • les quatre pre­miers conciles (jus­qu’à Chalcédoine inclu­si­ve­ment) sont recon­nus par toute la Chrétienté ;
    • les 4 sui­vants (de Constantinople II à Constantinople IV) sont recon­nus par l” Église et par les ortho­doxes, mais pas par les Églises pro­tes­tantes (y com­pris l’Église anglicane).
  • 2. Les conciles à par­tir du IXème (Latran I, en 1123) sont propres à l’Église catholique.

1 – Les huit premiers conciles

Ces huit conciles se tinrent en Orient. Ils furent convo­qués par l’empereur avec l’ac­cord ou à la demande du pape.

Les quatre premiers conciles. 

Les quatre pre­miers conciles sont recon­nus par l’Église catho­lique, les ortho­doxes, les pro­tes­tants et les angli­cans. Ils consti­tuent le fon­de­ment de la foi chrétienne.

I. PREMIER CONCILE DE NICÉE (325) . Ce pre­mier concile convo­qua 250 évêques pour arbi­trer le conflit arien sur l’i­den­ti­té de nature de Jésus-​Christ. Principaux résul­tats (canons) de ce concile :

  • Le sym­bole de Nicée, qui défi­nit le Fils comme consub­stan­tiel au Père, sans subor­di­na­tion. Arius était excommunié.
  • la célé­bra­tion de Pâques fut déca­lée au dimanche qui suit la Pâque juive.
  • L’évêque d’Alexandrie reçut sur l’Orient une auto­ri­té sem­blable à celle du pape de Rome, mais cepen­dant infé­rieure (telle fut l’o­ri­gine des divers patriarcats).

II. LE CONCILE CONSTANTINOPLE I (381). Cent cin­quante évêques par­ti­ci­pèrent au concile. Principaux résultats :

  • Condamnation comme héré­tiques de plu­sieurs sectes, notam­ment les ariens (à nou­veau) et les manichéens.
  • Achève la rédac­tion du cre­do, notam­ment en défi­nis­sant le Saint-​Esprit comme consub­stan­tiel au Père et au Fils
  • Affirmation du dogme de la Trinité, com­po­sée de trois Personnes d’é­gale digni­té : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
  • Le canon 3 du concile déclare que l’é­vêque de Constantinople vient en second après l’é­vêque de Rome dans l’ordre de préséance.

III. Le concile d’Éphèse (431). Ce Concile ras­sem­bla près de 200 évêques pour résoudre la contro­verse sus­ci­tée par la doc­trine héré­tique de Nestorius, patriarche de Constantinople (nes­to­ria­nisme). Sous la direc­tion de saint Cyrille, patriarche d’Alexandrie, le concile déclare que Jésus-​Christ, vrai Dieu et vrai homme, a deux natures (l’une humaine et l’autre divine) réunies en une seule per­sonne. Par exten­sion, le concile approuve le titre de « mère de Dieu » accor­dé à Marie. Il démet Nestorius de ses fonc­tions et condamne sa doctrine.

IV. Le concile de Chalcédoine (451). Objectif : annu­ler les déci­sions d’un pré­ten­du synode tenu à Éphèse en 449 et mettre un terme à la contro­verse mono­phy­siste. Quelques six cents évêques par­ti­ci­pèrent aux dix-​sept ses­sions du Concile, qui dura un mois. Le concile condam­na le mono­phy­sisme (sou­te­nu par le faux synode), doc­trine d’Eutychès selon laquelle Jésus-​Christ n’au­rait pos­sé­dé qu’une seule nature, divine, et n’au­rait pas de nature humaine. La défi­ni­tion chal­cé­do­nienne, fon­dée sur la for­mu­la­tion du pape Léon et les lettres syno­dales de saint Cyrille d’Alexandrie à Nestor, affir­ma que le Christ pos­sède une nature à la fois divine et humaine, insé­pa­rables en Lui.

De Constantinople II (553) à Constantinople IV (870)

V. LE CONCILE CONSTANTINOPLE II (553). Contre le nes­to­ria­nisme. Objectif : étu­dier les Trois Chapitres des nes­to­riens, tirés de trois ouvrages de théo­lo­giens grecs (Théodore de Mopsueste, Théodoret de Cyr et Ibas d’Édesse). Le concile condam­na les Trois Chapitres et jeta l’a­na­thème sur leurs auteurs. Il réaf­firme l’union hypo­sta­tique des deux natures, divine et humaine, dans le Christ.

VI. LE CONCILE CONSTANTINOPLE III (680–681). Condamne le mono­thé­lisme, une doc­trine qui pré­ten­dait que Jésus-​Christ n’a­vait qu’une seule volon­té, la volon­té divine, même s’il avait deux natures (humaine et divine).

VII. SECOND CONCILE DE NICÉE (787). Il atti­ra 350 évêques, byzan­tins pour la plu­part, pour tran­cher la ques­tion de l’ico­no­clasme. La crise ico­no­claste oppo­sait alors deux concep­tions théo­lo­giques à pro­pos des images du Christ : selon les ico­no­clastes (en grec : « ceux qui brisent les images », c’est-​à-​dire les icônes du Christ, de la Vierge et des saints), les images étaient néces­sai­re­ment héré­tiques, puis­qu’elles sépa­raient ou confon­daient les deux natures humaine et divine du Sauveur. Leurs oppo­sants, les ico­no­dules, consi­dèrent les icônes comme des signes visibles de la sanc­ti­fi­ca­tion de la matière ren­due pos­sible par l’in­car­na­tion du Christ. Contre les ico­no­clastes, et tout en se mon­trant clé­ment envers eux, le concile recon­nut le bien-​fondé de la véné­ra­tion des images et ordon­na leur réta­blis­se­ment dans toutes les églises de l’Empire romain.

VIII. LE CONCILE CONSTANTINOPLE IV (869–870). Approuvé par le pape Nicolas Ier, ce concile a abor­da les ques­tions suivantes :

  • La rela­tion entre l’âme et l’esprit,
  • La Tradition consi­dé­rée comme règle de foi.

Il condamne aus­si le schisme orien­tal de Photios, ce qui réta­blit (pro­vi­soi­re­ment) l’en­tente entre Rome et Constantinople.

2 – Les conciles d’après le schisme de 1054

IX. Le concile de Latran I (1123). Il rati­fia le concor­dat de Worms (1122) entre le pape et l’empereur, contre l’in­ves­ti­ture laïque (nomi­na­tion des évêques et des abbés par les rois). Il s’ef­for­ça de lut­ter contre la simo­nie (tra­fic des fonc­tions ecclé­sias­tiques et des actes du culte), contre le nico­laïsme (mariage des prêtres), et contre l’in­féo­da­tion (alié­na­tion de biens d’Église à une autorité).

X. Le concile de Latran II (1139). Il liqui­da le schisme de l’an­ti­pape Anaclet II et lut­ta à nou­veau contre le nicolaïsme.

XII. Le concile de Latran III (1179). Il fut pro­vo­qué par le schisme de l’an­ti­pape Calixte III. Il rati­fia la Paix de Venise (1177) entre le pape et l’empereur, et trai­ta du mode d’é­lec­tion des papes. Il vit aus­si la condam­na­tion des cathares. Les cathares étaient les héri­tiers d’une vieille croyance dua­liste, issue du mani­chéisme. Selon eux, deux puis­sances ou prin­cipes se livrent une lutte impla­cable dans le monde : d’un côté, le Bien d’où pro­cède tout ce qui est lumière et esprit, de l’autre, le Mal d’où vient tout ce qui est matière. Pour se libé­rer du mal, il faut se libé­rer du monde, en par­ti­cu­lier du corps.

XIII. Le concile de Latran IV (1215). Il pro­lon­gea la lutte contre les héré­sies, notam­ment contre les cathares. Il mit éga­le­ment au point une dis­ci­pline des sacre­ments, notam­ment la confes­sion, l’eu­cha­ris­tie et la com­mu­nion annuelle. Il contri­bua aus­si à la lutte contre l’is­lam.

XIV. Le concile de Lyon I (1245). Il s’ins­cri­vit dans la lutte entre la papau­té et le Saint Empire romain ger­ma­nique. Il excom­mu­nia et ten­ta (sans suc­cès) de dépo­ser l’empereur ger­ma­nique Frédéric II, adver­saire redou­table par son intel­li­gence et son cynisme. Après le concile, les empe­reurs aban­don­nèrent la pré­ten­tion au carac­tère sacré qu’Othon et ses suc­ces­seurs, fas­ci­nés par Charlemagne, avaient constam­ment ambi­tion­né de se voir recon­naître. Le concile deman­da éga­le­ment que soit défen­due la Terre Sainte.

XV. Le concile de Lyon II, convo­qué en 1274 peu après une longue vacance du Saint-​Siège, régla l’é­lec­tion pon­ti­fi­cale (ins­ti­tu­tion du conclave). Il réa­li­sa aus­si la pre­mière union (éphé­mère) entre l’Église catho­lique latine et l’Église grecque depuis le Schisme, et œuvra pour la recon­quête de la Terre Sainte.

XVI. Le concile de Vienne (1311–1312). Il se réunit pour dis­cu­ter prin­ci­pa­le­ment de l’a­ve­nir de l’Ordre du Temple. Après moult ter­gi­ver­sa­tions, il déci­da la sup­pres­sion de l’ordre des Templiers, mais sans les condamner.

XVII. Le concile de Constance (1414–1418). Il mit fin au Grand Schisme d’Occident (1378–1417) par l’é­lec­tion en 1417 du pape Martin V après l’ab­di­ca­tion du pape Grégoire XII, en dépo­sant suc­ces­si­ve­ment les anti­papes Jean XXIII de Pise (en 1415) puis Benoît XIII d’Avignon (en 1417). En 1415, il condam­na Jean Huss, réfor­ma­teur reli­gieux tchèque. Ce concile décla­ra avoir pleine auto­ri­té pour vivre sans le pape. Il pro­fes­sa qu’il tenait cette auto­ri­té du Christ et qu’il dis­po­sait d’une juri­dic­tion uni­ver­selle, y com­pris sur le pape, en matière de foi : ce que refu­sa Martin V, qui réta­blit en 1418 la supé­rio­ri­té du pape sur le concile.

XVII. Le concile de Bâle (1431–1437) – Ferrare (1437–1439) – Florence (1439–14442) – Rome (1443). Il fut réuni pour pour­suivre l’œuvre du concile de Constance (lutte contre l’hé­ré­sie, et réforme de l’Église). Il pro­cla­ma de nou­veau que le concile est au-​dessus du pape, et réa­li­sa une nou­velle union éphé­mère avec l’Église d’Orient. Il fut aus­si à l’o­ri­gine de la Pragmatique Sanction de Bourges (1438).

XVIII. Le concile de Latran V (1512–1517). Il condam­na défi­ni­ti­ve­ment les thèses conci­lia­ristes : le pape fut recon­nu comme l’au­to­ri­té pre­mière dans l’Église. Le concor­dat de Bologne (1516) fut en outre signé avec François Ier .

3 – Les conciles après la réforme

XIX. Le concile de Trente (1545–1563). Il fut le concile de la réforme catho­lique, dite Contre-​Réforme, en réac­tion à la Réforme protestante.

  • 8 pre­mières ses­sions (1545–1547) : trai­tèrent essen­tiel­le­ment de ques­tions théo­lo­giques. Parmi les nom­breux décrets, rete­nons un décret sur le péché ori­gi­nel, un décret sur la jus­ti­fi­ca­tion, un décret sur les sacre­ments. Le concile fut ensuite trans­fé­ré à Bologne pour échap­per à l’in­fluence trop pres­sante de Charles Quint.
  • Sessions 9 à 11 (1547–1549) : y furent exa­mi­nées les erreurs de Lüther.
  • En sept. 1549, Paul III sus­pen­dit le Concile sous la pres­sion de Charles Quint. Le tra­vail conci­liaire ne reprit, à Trente, qu’en sept. 1551.
  • 13ème Session : y fut consa­cré le terme de trans­sub­stan­tia­tion.
  • 14ème Session : y furent pro­mul­gués les canons concer­nant les sacre­ments de la péni­tence, de l’extrême-​onction et de l’ordre.
  • Le concile fut à nou­veau sus­pen­du en 1552 par Jules III (suc­ces­seur de Paul III, mort en 1549), inquiet des suc­cès pro­tes­tants. Le Concile ne put reprendre (à Trente) qu’en janv. 1562.
  • La der­nière période (ses­sions 17 à 25) dura 2 ans (1562–1563), et fut pré­si­dée par le pape Paul IV (suc­ces­seur de Jules III, mort en 1555) : on lui doit l’ins­ti­tu­tion des Séminaires, l’or­ga­ni­sa­tion des Synodes dio­cé­sains, etc. Retenons aus­si une doc­trine sur la messe, une doc­trine du sacre­ment de mariage, un décret sur la véné­ra­tion des saints.

L’œuvre de ce concile majeur fut com­plé­tée par un cer­tain nombre d’i­ni­tia­tives pon­ti­fi­cales, dont la publi­ca­tion du Catéchisme romain.

XX. Le concile de Vatican I (1869–1870). Il pro­cé­da à l’a­dap­ta­tion de la légis­la­tion ecclé­sias­tique datant du concile de Trente. Il réflé­chit au lien entre rai­son et foi et condam­na le ratio­na­lisme tout comme le fidéisme. Il s’ef­for­ça éga­le­ment de lut­ter contre le moder­nisme. Il pro­cla­ma le dogme de l’infailli­bi­li­té pon­ti­fi­cale dans la consti­tu­tion conci­liaire Pastor aeter­nus du 18 juillet 1870. Le concile fut inter­rom­pu le 20 octobre 1870 alors que les troupes pié­mon­taises enva­hissent Rome.

XXI. Le concile de Vatican II (1962–1965) [pas­to­ral, et non pas dog­ma­tique]. Il se pré­ten­dait le concile du renou­veau (en ita­lien aggior­na­men­to : mise à jour) de l’Église. Ouvert par le pape Jean XXIII le 11 octobre 1962, il se divi­sa en quatre sessions :

  • La pre­mière ses­sion (11 oct.-8 déc. 1962) fut un temps de tra­vail ; (mort de Jean XXIII le 3 juin 1963)
  • La deuxième ses­sion (29 sept.-4 déc. 1963) rédi­gea la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la « réno­va­tion » de la liturgie.
  • La troi­sième ses­sion (14 sept.-21 nov. 1964) ter­mi­na la consti­tu­tion dog­ma­tique sur l’Église, Lumen Gentium, dis­cu­ta de la ques­tion de la liber­té reli­gieuse et du lien avec le judaïsme. Un « décret sur l’œ­cu­mé­nisme », Unitatis Redingratiofut voté à la majo­ri­té des voix.
  • La qua­trième ses­sion (14 sept.-8 déc. 1965) publia la Déclaration sur la liber­té reli­gieuse Dignitatis huma­nae, et un « décret sur les reli­gions non chré­tiennes », Nostra aetate. Selon le concile, la foi repose sur des actes inté­rieurs que nul ne peut contraindre. La digni­té humaine fonde la liber­té reli­gieuse. Un cer­tain nombre d’é­vêques autour de Mgr Lefebvre s’op­po­sèrent cou­ra­geu­se­ment à ce funeste Concile qui s’op­pose fron­ta­le­ment au Magistère des papes précédents.

Le concile Vatican II est un concile pas­to­ral. A ce titre, il n’affirme que peu de dogmes mais traite abon­dam­ment des rela­tions entre les catho­liques, et des rela­tions avec les frères sépa­rés. Nous consta­tons qu’au lieu d’unifier l’Eglise, celle-​ce se divise elle même, et s’écarte de son ensei­gne­ment passé.

La crise actuelle nous place dans des cir­cons­tances par­ti­cu­lières car c’est l’Eglise ensei­gnante (le pape et les évêques) elle-​même qui com­met des erreurs de doc­trine en sui­vant l’enseignement du concile. Pour res­ter dans l’Eglise, nous devons donc refu­ser de lui obéir sur les points erro­nés pour conser­ver notre uni­té avec les 2000 ans de Tradition de l’Eglise.

De tout temps, cer­tains chefs de l’Eglise ont com­mis des erreurs : les évêques des pre­miers siècles pra­ti­quaient la simo­nie, ren­dant ain­si dou­teuse la valeur des sacre­ments. Notre Seigneur ne fut-​il pas livré par Judas ? Mais l’u­ni­té de l’Eglise n’est pas bat­tue en brèche pour autant. L’Eglise reste la même et c’est nous qui accep­tons son ensei­gne­ment où qui le refusons.

C’est le Christ qui a les paroles de la vie éter­nelle, et nous ne sau­rions aller à quel­qu’un d’autre pour être sauvé.

C’est pour­quoi il n’est pas ques­tion pour nous de sau­ver l’Eglise, c’est l’Eglise qui sauve.

Sources : juventas.christi