Léon X

Bulle pontificale Admonet nos

18 avril 1518

Extension de la fête des anges gardiens à l'Église Universelle

Donné à Rome, à Saint-​Pierre, l’an de l’Incarnation du Seigneur 1518, à la veille des ides d’avril

Notre véné­rable Frère, François d’Estaing, évêque de Rodez, nous a der­niè­re­ment pré­sen­té une requête d’où il résulte que, comme il convient à un sage et heu­reux admi­nis­tra­teur de l’Eglise de Rodez, dont il a la charge, et selon les talents à lui don­nés par Dieu, le dis­tri­bu­teur de toutes les grâces, après s’être entou­ré des lumières de plu­sieurs ecclé­sias­tiques très ver­sés dans la connais­sance des heures cano­niales et des autres divins offices, et après avoir pris l’as­sen­ti­ment et le suf­frage de ses chers fils, les cha­noines de son église cathé­drale, il avait à peu près réduit à l’u­sage, au rite et au calen­drier romain, les usages et les rites sui­vis pour les heures cano­niales du jour et de la nuit dans les diverses églises du dio­cèse de Rodez, de même que l’an­tique calen­drier usi­té dans la ville et le diocèse.

Pareillement, dans le nou­veau calen­drier il avait ajou­té la fête du « Propre ange de chaque fidèle », en la fixant au 1er mars, et avait pres­crit la réci­ta­tion et l’ob­ser­va­tion, pour chaque année à pareil jour, depuis les pre­mières vêpres, y com­pris la messe solen­nelle, d’un office spé­cial com­po­sé et édi­té par les soins de son cher fils Jean Colombi, évêque de Troie, de l’ordre des frères mineurs et pro­fes­seur de théo­lo­gie, ain­si qu’il est rela­té plus au long dans des pièces authen­tiques réunies en forme de brochure.

C’est pour­quoi, de la part du même François, évêque, nous avons été hum­ble­ment sup­plié de dai­gner, par une faveur de notre bien­veillance apos­to­lique, pour leur don­ner une valeur plus ferme, ajou­ter à ces réduc­tions, réforme, édi­tion, ins­ti­tu­tion, lettres et écrits, la force de notre confir­ma­tion apostolique.

Nous donc, après avoir absous et décla­ré tel, mais seule­ment pour l’ef­fet des pré­sentes, et à sup­po­ser qu’il y ait lieu, le sus­dit évêque de toute excom­mu­ni­ca­tion, sus­pense, inter­dit, et autres sen­tences ecclé­sias­tiques, cen­sures et peines por­tées, soit par le droit, soit par une auto­ri­té spé­ciale, et après avoir expres­sé­ment approu­vé toutes les lettres et écrits rédi­gés sur ce sujet, fai­sant droit très volon­tiers à ces sup­pli­ca­tions, de notre auto­ri­té apos­to­lique et par la teneur des pré­sentes, approu­vons et confir­mons la réforme, le chan­ge­ment, l’ad­di­tion et l’ins­ti­tu­tion de la fête et de l’of­fice du propre ange, ain­si que tous et cha­cun des points conte­nus dans ces lettres et ces écrits, et nous y ajou­tons la garan­tie d’une per­pé­tuelle valeur, sup­pléant à tous les défauts de droit et de fait qui ont pu s’y glis­ser, non­obs­tant les consti­tu­tions et ordon­nances apos­to­liques ain­si que celles du dio­cèse de Rodez et autres églises, quelles soient confir­mées par ser­ment, confir­ma­tion apos­to­lique ou autre, non­obs­tant aus­si tous sta­tuts, cou­tumes ou autres choses contraires.

Qu’il ne soit donc per­mis à per­sonne d’al­ler contre nos pré­sentes abso­lu­tion, appro­ba­tion, confir­ma­tion, addi­tion et sup­plé­tion, etc. Si quel­qu’un par conséquent…

Donné à Rome, à Saint-​Pierre, l’an de l’Incarnation du Seigneur 1518, à la veille des ides d’a­vril, de notre pon­ti­fi­cat le sixième.

Léon X, Pape

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