Sermon de Mgr Lefebvre – Obsèques de Monseigneur Marcel Lefebvre – Intervention du Père Rifan – 2 avril 1991

L'Immaculée Conception, par Bartomolé Esteban Murillo, Musée de Madrid. Domaine public, via Wikimedia Commons

2 avril 1991
Obsèques de Monseigneur Marcel Lefebvre
Intervention du Père Rifan

Ecouter le ser­mon en audio

Suivent quelques paroles du Père Rifan, prêtre du dio­cèse de Campos, comme un mes­sage de Monseigneur de Castro Mayer et de ses prêtres.

Monsieur le Supérieur géné­ral l’abbé Schmidberger,
Excellence Mgr Tissier de Mallerais,
Révérendissimes évêques ici présents,
Mes bien chers membres de la famille de Monseigneur,
Mes bien chers confrères dans le sacerdoce,
Chers frères, chères sœurs,
Mes bien chers frères,

À l’occasion de cette messe de funé­railles de Monseigneur Lefebvre, je vou­drais lire un pas­sage de la der­nière lettre de S. Exc. Mgr Lefebvre à S. Exc. Mgr de Castro Mayer, au Brésil.

« Écône, le 4 décembre 1990

Bien cher Mgr Antonio de Castro Mayer,

Des échos me par­viennent du Brésil au sujet de votre san­té qui décline. L’appel de Dieu serait-​il proche ? Rien que cette pen­sée me rem­plit d’une dou­leur pro­fonde. Dans quelle soli­tude vais-​je me trou­ver sans mon frère aîné dans l’épiscopat. Sans le com­bat­tant exem­plaire pour l’honneur de JésusChrist, sans l’ami fidèle et unique dans le désert effroyable de l’église conciliaire.

Mais d’autre part, reten­tissent à mes oreilles tous les chants de la litur­gie tra­di­tion­nelle de l’office des Confesseurs Pontifes. C’est l’accueil céleste pour les bons et les fidèles ser­vi­teurs. Si telle est la volon­té de Dieu.

En ces cir­cons­tances, je suis plus que jamais à votre che­vet près de vous et mes prières ne cessent de mon­ter vers Dieu à votre inten­tion, vous confiant à Marie et Joseph. »

Nous pou­vons main­te­nant lui appli­quer ces paroles si belles et si pleines d’onction.

Les jour­naux du Brésil nous ont deman­dé si avec la mort de Monseigneur Lefebvre la cause tra­di­tio­na­liste n’allait pas perdre sa force.

Non ! D’aucune manière, parce que Mgr Lefebvre nous a lais­sé quelque chose de plus grand que lui-​même. Il nous a trans­mis les vrais prin­cipes du salut de la vraie Église catho­lique. Il nous a trans­mis ce qu’il avait reçu des apôtres, c’est-à-dire de Notre Seigneur. C’est par sa fidé­li­té à la Sainte Église de tou­jours que nous le suivons.

Et ses prin­cipes vont tou­jours res­ter vifs parmi-nous.

J’apporte ici les condo­léances de Mgr de Castro Mayer et de tous les prêtres et fidèles de Campos, au Brésil, à M. l’abbé Schmidberger et à toute la Fraternité Sacerdotale Saint-​Pie X à laquelle nous sommes pro­fon­dé­ment atta­chés dans la même foi et dans le même combat.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-​Esprit. Ainsi soit-il.

2 avril 1991