Sermon de Mgr Lefebvre – Pâques – 22 avril 1984

L'Immaculée Conception, par Bartomolé Esteban Murillo, Musée de Madrid. Domaine public, via Wikimedia Commons

Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,

Il me semble encore entendre des échos de ce que nous avons enten­du au cours de cette Semaine sainte, en par­ti­cu­lier :
Jérusalem, Jérusalem, conver­tere ad Dominum Deum tuum.

Est-​ce que ces paroles adres­sées par Notre Seigneur à la ville sainte, à Jérusalem, ne nous concernent pas ? Est-​ce que ce n’est pas un appel per­son­nel que le Bon Dieu nous fait : Convertissez-​vous au Seigneur votre Dieu. Et nous avons vu tout au cours de cette semaine, les dou­leurs, les souf­frances de Notre Seigneur. Nous l’avons enten­du dire :

Anima mea tris­tis est usque ad mor­tem (Mt 26,39) : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ». Et puis nous avons enten­du en quelque sorte les clous s’enfoncer dans ses mains, dans ses pieds ; nous avons vu le sol­dat per­cer son Cœur et (enten­du) tous ses gémis­se­ments : « Père, je remets mon âme entre vos mains ».

Et puis voi­ci que main­te­nant ce sont des chants de louange, de gloire, de joie, de réjouis­sance. Quel grand mys­tère que Notre Seigneur Jésus-​Christ ! Mystère qui nous dépasse, mys­tère vrai­ment divin et en même temps, mys­tère qui nous concerne tous. Chacun, indi­vi­duel­le­ment, nous sommes pro­fon­dé­ment concer­nés par ce mys­tère de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Alors essayons de péné­trer un peu ce mys­tère de l’amour, de la cha­ri­té de Dieu pour nous. Nous aurions peut-​être trop ten­dance, au cours de cette Semaine sainte, de consi­dé­rer sur­tout les aspects exté­rieurs de ces évé­ne­ments : la Sainte Cène, la Passion de Notre Seigneur Jésus-​Christ, sa mise au tom­beau, sa Résurrection et bien­tôt son Ascension.

Mais au-​delà de son Corps visible qui frappe nos yeux et notre ima­gi­na­tion, il y a cette Créature divine tout entière unie à la divi­ni­té qui est son Âme. L’Âme de Jésus. N’aurions-nous pas trop ten­dance à oublier que Jésus avait une âme humaine et que c’est sur­tout par son Âme que Jésus nous a rache­tés. Son Corps était l’instrument qui ser­vait à son Âme, pour accom­plir la Rédemption. Mais son Âme aus­si était l’instrument de Dieu pour accom­plir cette Rédemption, ins­tru­ment pri­vi­lé­gié, ins­tru­ment extra­or­di­naire : une âme comme la nôtre. Il a bien dit : Anima mea tris­tis est usque ad mor­tem : Mon âme – mon âme – est triste jusqu’à la mort. Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. Jésus avait donc une âme humaine.

Imaginons ce que pou­vait être cette âme unie à la divi­ni­té. Cette âme qui n’était pas une per­sonne ; qui était unie à la Personne divine elle-​même. Si nous admi­rons les mer­veilles que le Bon Dieu a faites dans l’âme de la très Sainte Vierge Marie – et certes nous avons bien des rai­sons d’admirer cette âme rem­plie de l’Esprit Saint – elle est pleine de grâces, nous le disons lorsque nous réci­tons le Rosaire : pleine de grâces. Mais l’âme de Marie, à côté de l’âme de Notre Seigneur, n’est qu’une ombre.

Cette âme que Dieu s’est choi­sie, pour la faire la sienne.

C’est Son âme. Son âme humaine. Il l’a faite comme l’instrument pri­vi­lé­gié, ins­tru­ment extra­or­di­naire. Car cette âme avait une intel­li­gence ; cette âme avait une volon­té, une mémoire, une ima­gi­na­tion, comme les nôtres.

Et alors, Il a don­né des dons extra­or­di­naires à cette âme. Cette âme, dès l’instant de son exis­tence dans le sein de la Vierge Marie, pos­sé­dait la vision béa­ti­fique ; avait une science infi­nie, unie à Dieu Lui-​même par cette grâce par­ti­cu­lière que nous appe­lons cette grâce d’union, union à Dieu. L’âme ne sub­sis­tait que par Dieu. Il n’y avait pas d’autre per­sonne inter­mé­diaire entre Dieu et cette âme. Non cette âme était bien l’âme de Dieu, l’âme humaine de Dieu. Mystère ! Grand mys­tère c’est vrai. Et cepen­dant tous les actes, toutes les pen­sées, toutes les aspi­ra­tions de cette âme, étaient divines, étaient attri­buées à Dieu Lui-​même. Dieu se les attri­buait à Lui-​même. C’était vrai­ment son ins­tru­ment privilégié.

Imaginez alors ce que devait être cette âme : sa science, la lumière dont elle était inon­dée – car elle avait la vision béa­ti­fique pen­dant toute son exis­tence – même pen­dant sa Passion. L’âme de Jésus voyait Dieu, vivait en Dieu, était rayon­nante de Dieu, rayon­nante de la gloire de Dieu, immen­sé­ment joyeuse, dans la joie et la paix de Dieu.

Et pour­tant, elle souf­frait : Mon âme est triste jusqu’à la mort. Oui, vrai­ment grand mystère.

Alors saint Thomas nous explique que ce fut pos­sible. L’âme peut en même temps en effet contem­pler Dieu, être dans la joie et la gloire de Dieu et en même temps souf­frir dans la par­tie infé­rieure de son âme. Nous pou­vons l’imaginer en pen­sant à ces âmes pri­vi­lé­giées qui ont eu des visions par­ti­cu­lières, qui ont été entraî­nées dans le sein de Dieu pen­dant quelques ins­tants, comme saint Paul qui disait : « J’ai été entraî­né au troi­sième Ciel, avec mon corps, ou sans mon corps, je ne sais ». Et pour­tant il avait son corps, il était encore en son corps, il n’a pas été sépa­ré de son corps. Et les Âmes saintes qui ont de ces pri­vi­lèges d’être entraî­nées pen­dant quelques ins­tants dans le sein de la Trinité, plus près de Dieu, sans avoir pour autant la vision béa­ti­fique qu’avait l’âme de Notre Seigneur – bien sûr, ce n’était qu’une approxi­ma­tion de Dieu – eh bien, elles pou­vaient en même temps souf­frir, comme a souf­fert sainte Catherine de Sienne ; comme a souf­fert saint François d’Assise des stig­mates, signes de l’amour de Dieu, de ce grand amour que le Bon Dieu avait pour ces âmes pri­vi­lé­giées. Il y avait donc en même temps une joie indi­cible d’être pri­vi­lé­gié de Dieu, d’approcher davan­tage de la Trinité Sainte et en même temps de souf­frir la Passion de Notre Seigneur Jésus-​Christ dans leur corps par les stigmates.

Et ain­si en était-​il de Notre Seigneur – à plus forte rai­son – et pour­tant Il voyait Dieu ; Il était en Dieu bien plus que toutes ces âmes pri­vi­lé­giées évi­dem­ment, puisque c’est par son âme que toutes les grâces nous sont don­nées aussi.

Donc science infi­nie de Dieu, sain­te­té dépas­sant la sain­te­té de toutes les âmes, de tous les anges réunis, puisque cette âme était unie à Dieu Lui-​même. Puissance de cette âme, toute-​puissance, puis­sance qui fai­sait accom­plir par Jésus, les miracles. Il avait tous les cha­rismes que l’on peut ima­gi­ner. Il pou­vait arrê­ter le cours des évé­ne­ments, le cours des choses. Il avait dans ses mains la Toute-​Puissance, mais n’agissait que selon la volon­té infi­nie de Dieu puisque c’était Dieu qui agis­sait ; c’était Dieu qui était res­pon­sable de ses actes.

Mais cepen­dant, nous savons – et il est de foi qu’il y avait deux volon­tés en Notre Seigneur Jésus-​Christ – la volon­té de Dieu et la volon­té de son âme humaine. Mais ces volon­tés étaient tou­jours par­fai­te­ment accor­dées, par­fai­te­ment unies. Jésus ne pou­vait rien faire qui fut contraire à la volon­té de Dieu. Il était abso­lu­ment impec­cable, essen­tiel­le­ment impeccable.

Et cette âme était aus­si royale, avait des pou­voirs de royau­té, par­ti­cu­liè­re­ment de royau­té spi­ri­tuelle. Mais aus­si de royau­té tem­po­relle par l’intermédiaire de royau­té spi­ri­tuelle. Royauté spi­ri­tuelle sur les anges et sur toutes les âmes qui ont été créées. N’est-il pas dit en effet que Dieu illu­mine tout homme vivant en ce monde. Et toute grâce vient de Lui :

Plenum gra­tiæ, et veri­ta­tis (Jn 1,14), dit saint Jean.

De ple­ni­tu­dine nos omnes acce­pi­mus (Jn 1,16) : Et nous avons tous reçu de sa plénitude.

Duquel nous avons tous reçu – tous reçu – notre grâce vient de l’âme de Jésus. C’est Lui qui l’a méri­tée ; c’est Lui qui nous a rache­tés ; c’est Lui qui a livré son Corps aux enne­mis pour qu’il soit cru­ci­fié, pour accom­plir la Rédemption. Et c’est Lui aus­si qui reprend son Corps à la Résurrection. Il fal­lait que cela vienne. La souf­france de Jésus ne pou­vait pas durer ; il fal­lait qu’enfin Il rentre dans sa gloire. Car c’est par miracle que la gloire de Jésus ne s’est pas mani­fes­tée constam­ment dans son Corps, étant don­né que son Âme était dans la gloire, il était nor­mal que son Corps le fut aus­si et ce n’est que par un miracle, vou­lu par Jésus Lui-​même, vou­lu par Dieu Lui-​même pour pou­voir souf­frir, pour pou­voir don­ner son Corps à la mort et à la souf­france pour nous rache­ter. Dieu a vou­lu ain­si. Mais nor­ma­le­ment son Corps aurait dû être tou­jours glo­rieux. Et c’est pour­quoi, il n’est pas sur­pre­nant qu’après que son Corps se fut sépa­ré de son Âme et qu’il ait vou­lu Lui-​même, qu’il ait dépo­sé son Corps, son Corps qui n’a pas été atteint du tout par la cor­rup­tion. Il a repris son Corps, le ren­dant glo­rieux pour l’éternité.

Certes nous sommes devant un grand mys­tère. Mais si Dieu s’est ser­vi de cette Âme pri­vi­lé­giée et de ce Corps pour nous rache­ter comme ins­tru­ment de notre Rédemption et qu’il les a pri­vi­lé­giés d’une manière extra­or­di­naire ; Dieu veut se ser­vir de nous aus­si, à l’imitation de Notre Seigneur Jésus-Christ.

« Je vous ai don­né l’exemple, pour que vous me sui­viez », mon exemple a dit Notre Seigneur à ses apôtres. Eh bien, nous aus­si, le Bon Dieu veut que nous soyons des ins­tru­ments – et nous pou­vons être des ins­tru­ments, cha­cun à notre place – des ins­tru­ments pri­vi­lé­giés de sa grâce, pour nous conver­tir, pour imi­ter sa science, sa sain­te­té, sa puis­sance, toutes ses ver­tus et sa Passion et sa Croix et sa Rédemption. Nous pou­vons être ces ins­tru­ments. Le Bon Dieu le désire. Nous sommes le pro­lon­ge­ment, en quelque sorte, de son huma­ni­té, de son Âme et de son Corps. Nous sommes son Corps mys­tique. Il demande que tant que nous sommes encore sur la voie pour aller à la gloire, eh bien, que nous l’imitions aus­si dans sa Passion et pour sa Rédemption C’est un appel que le Bon Dieu nous fait : Jérusalem, Jérusalem, conver­tere ad Dominum Deum tuum.

Oui, et cela. Il nous l’adresse à cha­cun d’entre nous. Convertissez-​vous à votre Dieu ; transformez-​vous en Lui par tous les sacre­ments. Je vous ai don­né mon Corps ; je vous donne mon Sang ; je vous donne ma vie afin que vous me res­sem­bliez, afin que vous conti­nuiez ma Rédemption et qu’un jour vous entriez vous aus­si dans ma gloire et dans ma Résurrection. Voilà l’appel que nous adresse Notre Seigneur.

Il faut, mes bien chers frères, que Jésus règne sur nous, qu’il règne sur nous ; qu’il règne sur notre per­sonne. Il en a le droit ; Il nous a rache­tés par son Sang. Nous lui appar­te­nons désor­mais, lavés dans son Sang par le bap­tême, nous sommes à Jésus-​Christ. Nous l’avons dit au cours de cette nuit pas­cale. Oui, nous croyons en Jésus-​Christ ; nous croyons que nous avons été rache­tés par Lui, par son Sang et nous renon­çons au monde et nous nous atta­chons à Lui. Que toutes ces paroles ne soient pas des paroles vaines, des paroles que nous redi­sons par habi­tude, mais que ce soit une réa­li­té ; que cela entre dans nos vies. Qu’il règne sur nous ; qu’il règne sur nos familles. Veillons à ce que la royau­té spi­ri­tuelle de cette Âme de Notre Seigneur soit vrai­ment ins­crite dans nos familles, par l’accomplissement de sa loi, par sa volon­té, par l’accomplissement de sa volon­té et qu’il règne aus­si sur nos cités.

Prions Dieu en ces temps vrai­ment extra­or­di­naires que nous vivons, où il semble que l’on ne veut plus que Jésus règne dans nos cités. Nous en avons eu un exemple ces der­niers temps, au mois de février, pour l’Italie. Exemple vrai­ment, qui nous a pro­fon­dé­ment pei­né, pro­fon­dé­ment bouleversé.

L’Assemblée épis­co­pale d’Italie, les évêques ita­liens – le car­di­nal Casaroli – se féli­ci­tant de ce que Notre Seigneur Jésus-​Christ, ne règne plus sur l’Italie, se féli­ci­tant, trou­vant que désor­mais il était nor­mal que l’Italie ne soit plus catho­lique. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? plus catho­lique. C’est à‑dire que la royau­té spi­ri­tuelle de Notre Seigneur Jésus-​Christ ne s’étende plus à l’Italie. C’est une chose incon­ce­vable. Toute l’Église, tous les papes, tous les pon­tifes, ont sou­hai­té le règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ et ont vou­lu que Notre Seigneur Jésus-​Christ règne sur les per­sonnes, sur les familles, sur les cités. C’est le but de l’Église : Que votre règne arrive sur la terre comme au Ciel. Nous le réci­tons dans le Pater nos­ter. Mettons-​nous une limite à ce règne ? Disons-​nous : nous vou­lons que le règne de Notre Seigneur arrive sur nous, sur nos familles, mais pas sur nos cités ?

Sur la terre comme au Ciel. S’il y a un endroit où Notre Seigneur règne sou­ve­rai­ne­ment, c’est bien au Ciel. Alors s’il faut que sur la terre, Notre Seigneur règne comme au Ciel, il faut aus­si que Notre Seigneur règne par­tout. Ce doit être notre but, notre convic­tion, notre désir, notre volon­té. Nous devons tout faire pour que Notre Seigneur règne sur nos cités.

Et nous voyons bien les consé­quences déplo­rables de l’athéisme de nos États, dans nos cités.

Et alors ce qui s’est pas­sé depuis quinze ans, depuis le concile Vatican II, sous pré­texte de cette fausse liber­té reli­gieuse, eh bien on a laï­ci­sé, c’est-à-dire que l’on a don­né à l’athéisme, tous les États catholiques.

Et peut-​être l’Italie était le der­nier État qui res­tait encore catho­lique offi­ciel­le­ment, pour lequel la reli­gion catho­lique était la seule reli­gion recon­nue publi­que­ment. Et voi­là que main­te­nant cet État ne l’est plus et par la volon­té même du Saint-​Siège ! Chose incom­pré­hen­sible. Nous sommes dans des temps dou­lou­reux, mes bien chers frères, dou­lou­reux. Nous devons vrai­ment prier ; nous devons nous sacri­fier ; nous devons offrir nos vies à Notre Seigneur Jésus-​Christ, pour répa­rer ces outrages qui lui sont faits.

Car c’est un outrage qu’on impose à l’Église : l’athéisme. Qu’un État vienne dire à l’Église : Je ne veux plus que vous vous occu­piez de nous, laissez-​nous, nous ne vou­lons plus que Notre Seigneur règne sur nous. L’Église le subit ; l’Église le tolère parce qu’elle ne peut pas faire autre­ment ; elle se trouve devant un cas de force majeure. Mais que l’Église le désire et se féli­cite de ce que Notre Seigneur Jésus-​Christ ne règne plus dans la cité, alors ça, c’est le comble de l’imposture ! Jamais on n’a enten­du une chose pareille dans la Sainte Église. Jamais !

Alors nous devons res­ter fermes sur les prin­cipes, fermes sur le règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ. Il a conquis nos âmes par sa Croix. Nous lui appar­te­nons. Tous les hommes lui appar­tiennent, toute l’humanité lui appar­tient. C’est cela que nous devons croire et nous devons faire en sorte dans nos vies de faire régner Notre Seigneur Jésus-Christ.

Mes bien chers frères, deman­dons spé­cia­le­ment aujourd’hui à notre bonne Mère du Ciel, qu’elle règne avec son Fils. Nous avons vu il y a quelques jours seule­ment que la très Sainte Vierge dési­rait que la Russie soit consa­crée à son Cœur Immaculé. Pourquoi ? Pour que son Fils règne en Russie. Pour que le règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ revienne dans ce pays qui est main­te­nant le pays livré à Satan, l’instrument de Satan, pour détruire le règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ dans toute l’humanité, dans le monde entier.

Alors la très Sainte Vierge, elle qui a écra­sé la tête du Serpent – elle qui lutte contre Satan – sait que c’est là qu’il faut por­ter la béné­dic­tion de Dieu.

Et c’est pour­quoi elle a deman­dé que la Russie soit consa­crée à son Cœur Immaculé. Elle veut être Reine de la Russie, pour y faire régner son Fils. Et il semble que l’on n’arrive pas à faire dire cette parole : Nous consa­crons au Cœur Immaculé de Marie, la Russie, le pays de Russie, afin que les grâces de la très Sainte Vierge Marie conver­tissent ce pays et en fassent au contraire un pays de mis­sion, un pays qui soit mis­sion­naire au lieu d’être l’instrument de Satan.

Vraiment, nous vivons une période sur­pre­nante, éton­nante. Le Bon Dieu per­met que Satan étende son règne d’une manière incroyable.

Alors nous, nous devons lut­ter contre Satan, avec la très Sainte Vierge Marie, avec le secours de la très Sainte Vierge Marie pour que règne Notre Seigneur Jésus-​Christ, son divin Fils.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-​Esprit. Ainsi soit-il.

Fondateur de la FSSPX

Mgr Marcel Lefebvre (1905–1991) a occu­pé des postes majeurs dans l’Église en tant que Délégué apos­to­lique pour l’Afrique fran­co­phone puis Supérieur géné­ral de la Congrégation du Saint-​Esprit. Défenseur de la Tradition catho­lique lors du concile Vatican II, il fonde en 1970 la Fraternité Saint-​Pie X et le sémi­naire d’Écône. Il sacre pour la Fraternité quatre évêques en 1988 avant de rendre son âme à Dieu trois ans plus tard. Voir sa bio­gra­phie.