Sermon de Mgr Lefebvre – Pentecôte – 29 mai 1977

L'Immaculée Conception, par Bartomolé Esteban Murillo, Musée de Madrid. Domaine public, via Wikimedia Commons

Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,

L’événement capi­tal pour notre sainte Religion et pour toute l’humanité, l’événement de la des­cente du Saint-​Esprit sur les apôtres, de cette fête de la Pentecôte, cet évé­ne­ment a été pré­pa­ré et pré­vu et vou­lu, par Notre Seigneur Jésus-​Christ dès avant sa réalisation.

Notre Seigneur, en effet, avant sa Passion, lorsqu’il se trou­vait avec les apôtres, dans l’intimité du Cénacle, leur a révé­lé des choses que les apôtres disaient n’avoir jamais enten­dues de la bouche du Seigneur.

En effet, Notre Seigneur leur a par­lé d’une manière plus claire, plus expli­cite que d’habitude, de son Père, du Saint-​Esprit et de Lui-​même ; des rap­ports entre le Père, le Fils et le Saint-​Esprit. Il leur décou­vrait par consé­quent, ce qu’était la très Sainte Trinité, le grand mys­tère de notre foi et Il leur annon­çait la venue du l’Esprit Saint. Il leur disait que si Lui ne par­tait pas, s’il ne retour­nait pas à son Père, ils ne rece­vraient pas l’Esprit Saint.

Et que lorsque l’Esprit Saint vien­drait, l’Esprit de Vérité qui pro­cède du Père et qu’il envoie en son nom à Lui, Jésus, lorsqu’ils Le rece­vraient, ils com­pren­draient les véri­tés. Ils com­pren­draient tout son enseignement.

Qu’il était inutile qu’il leur explique davan­tage le mes­sage qu’il était venu appor­ter sur la terre ; que le Saint-​Esprit leur décou­vri­rait toutes choses.

Et cepen­dant, il faut bien le recon­naître, les apôtres n’ont pas com­pris. Ils n’ont pas réa­li­sé ce que Notre Seigneur leur annon­çait. Car en effet, dans les Actes des Apôtres, lorsque Notre Seigneur fut res­sus­ci­té, au cours des qua­rante jours qu’il a pas­sés auprès d’eux, Il leur a encore expli­qué et redit qu’il fal­lait qu’ils attendent à Jérusalem et que l’Esprit Saint qu’il leur avait pro­mis vien­drait. Qu’il fal­lait qu’ils aient confiance, qu’ils aient la foi dans ses paroles. Et les apôtres lui demandent encore, avec ingé­nui­té et avec une espèce d’aveuglement : Quand donc restituerez-​vous le royaume d’Israël ?

Ils pensent tou­jours à un royaume ter­restre, à un royaume de ce monde. Ils ne com­prennent pas. Ils sont res­tés aveu­glés sur la mis­sion que l’Esprit Saint allait leur don­ner ; allait leur confé­rer ; sur la lumière que l’Esprit Saint allait leur don­ner, sur, en défi­ni­tive, toutes les rai­sons de la venue de Notre Seigneur sur cette terre. Ils étaient encore aveu­glés à la veille de la Pentecôte.

Mais ceci, je dirai, est très impor­tant pour nous. Parce que si les apôtres qui sont res­tés pen­dant trois ans avec Notre Seigneur Jésus-​Christ, sont res­tés dans cet aveu­gle­ment, n’ont pas com­pris les choses, nous pou­vons pen­ser que, nous aus­si, peut-​être, nous ne com­pre­nons pas suf­fi­sam­ment ce que Notre Seigneur nous a ensei­gné et que nous n’avons pas reçu suf­fi­sam­ment l’Esprit Saint. Que nous ne mesu­rons pas dans toute sa valeur, dans toute sa richesse, les dons que le Saint-​Esprit nous donne par le bap­tême, par le sacre­ment de confir­ma­tion, par la Sainte Eucharistie, par le Saint Sacrifice de la messe. Nous sommes encore, nous aus­si pro­ba­ble­ment, dans un grand aveuglement.

Et voi­ci que la Pentecôte se réa­lise. L’Esprit Saint des­cend et même sous des formes visibles, sur les apôtres, une langue de feu qui signi­fie à la fois la lumière et la cha­ri­té, la foi et l’amour, qui va trans­for­mer l’intelligence et le cœur des apôtres, qui va les chan­ger com­plè­te­ment. Cette fois, ils comprendront.

Ah ! Ils vont com­prendre. Ils vont réa­li­ser, en l’espace de quelques ins­tants ; l’Esprit Saint éclai­rant leur intel­li­gence, ils vont réa­li­ser. Jusqu’alors ils n’avaient rien com­pris. Ils ne savaient pas ce qu’était Dieu. Ils ne savaient pas ce qu’était véri­ta­ble­ment Notre Seigneur Jésus-Christ.

Désormais la lumière de leur foi est telle, qu’ils com­prennent que les choses de la terre ne sont rien. Que tout ce qu’ils avaient espé­ré, ce royaume tem­po­rel dans lequel ils auraient pro­ba­ble­ment été cha­cun d’entre eux, ou ministre, ou atta­ché auprès de Notre Seigneur, à celui qui régne­rait sur Israël, pour avoir une vie confor­table ici-​bas. Tout cela s’évanouit. Tout cela n’est plus rien pour eux.

Ils com­prennent ce qu’est le Ciel ; ce qu’est Notre Seigneur Jésus-​Christ ; qu’il était Dieu ; que Dieu était avec eux. Ils le com­prennent désor­mais. Et voi­ci qu’ils prêchent ; qu’ils prêchent la foi en Notre Seigneur Jésus-​Christ ; qu’ils prêchent le salut par le bap­tême et par le bap­tême de l’Esprit Saint ; qu’ils prêchent la péni­tence, le renon­ce­ment pré­ci­sé­ment à toutes les choses de ce monde. Voilà ce qu’ils ont com­pris. Et cela grâce à la lumière que le Saint-​Esprit leur a don­née. Ils ont été com­plè­te­ment transformés.

Notre Seigneur d’ailleurs leur a dit : Jusqu’à pré­sent vous avez reçu le bap­tême de Jean, le bap­tême de l’eau. Désormais vous allez rece­voir le bap­tême de l’Esprit Saint, l’Esprit de Lumière.

O lux bea­tis­si­ma, reple cor­dis inti­ma : Ô lumière bien­heu­reuse, rem­plis­sez nos cœurs.

Nous avons besoin, nous, mes bien chers frères, d’avoir cette lumière, de com­prendre ce que le Saint-​Esprit nous a don­né au jour de notre baptême.

Certes nous étions enfant, sans doute pour la plu­part d’entre nous, nous avons reçu le bap­tême enfant, alors sans doute nous n’avons pas réa­li­sé com­plè­te­ment le don qui nous a été fait. Mais, en gran­dis­sant – et vous par­ti­cu­liè­re­ment chers sémi­na­ristes – en gran­dis­sant, rece­vant le sacre­ment de confir­ma­tion, rece­vant le sacre­ment de l’Eucharistie, le sacre­ment de péni­tence, assis­tant quo­ti­dien­ne­ment au Saint Sacrifice de la messe, rece­vant dans votre cœur Notre Seigneur Jésus-​Christ Luimême, qui est Celui qui vous envoie l’Esprit, qui vous donne l’Esprit Saint – c’est son Esprit qu’il vous donne – com­ment se fait-​il que nous soyons encore autant atta­chés aux choses de ce monde ? Comment se fait-​il que nous ne soyons pas davan­tage atta­chés aux choses de l’éternité ; aux choses qui ne passent pas ?

Quæ sur­sum sunt quæ­rite, quæ sur­sum sunt sapite (Col 3, ‚1–2). C’est ce que nous avons enten­du tout au cours de cette période pas­cale. Recherchons ce qui est en haut ; recher­chons ce qui est dans le Ciel, ce qui demeure. Voilà ce que nous devons faire ici-​bas. Nous n’avons que quelques années à pas­ser ici-​bas. Pourquoi nous atta­cher aux choses qui sont éphé­mères, aux choses qui ne sont que de la pous­sière ? Qui n’ont rien comme valeur par rap­port au Ciel, par rap­port à Notre Seigneur, par rap­port à la vie éternelle.

Transformons pré­ci­sé­ment tous ces actes, toutes ces actions que nous fai­sons, transformons-​les en valeurs de vie éter­nelle. Et rappelons-​nous qu’il n’y a aucun acte méri­toire de la vie éter­nelle qui n’est fait en union avec Notre Seigneur Jésus-​Christ. Notre Seigneur Jésus-​Christ est tout pour nous ; tout pour la vie éter­nelle. Sans Lui nous ne pou­vons rien faire. Avec Lui, nous pou­vons tout. Nous devons donc être unis à Notre Seigneur Jésus-​Christ. Ce doit être le prin­ci­pal objet de nos pré­oc­cu­pa­tions. 222

Avoir Notre Seigneur Jésus-​Christ dans nos cœurs, dans nos âmes. Être uni à Lui, afin de méri­ter la vie éter­nelle. Sans Lui nous ne pou­vons pas méri­ter la vie éter­nelle. Il est impos­sible, sans Notre Seigneur Jésus-​Christ, sans son Sang, sans son Sang qui est répan­du en nous, qui est répan­du sur nous par le bap­tême, par tous les sacre­ments, nous ne pou­vons pas méri­ter la vie éternelle.

C’est cela la lumière de la foi. N’oublions pas que la foi est une étape. Notre foi est un peu aveugle évi­dem­ment, comme le dit l’Écriture, comme le dit saint Paul. Nous voyons comme dans une énigme. Nous croyons à notre Credo ; nous sommes prêt à le réci­ter ; nous allons le chan­ter tout à l’heure, nous allons chan­ter ce Credo auquel nous sommes atta­chés par toutes les fibres de notre âme, toutes les fibres de notre intel­li­gence. Mais ce Credo se révé­le­ra. C’est une révé­la­tion, mais qui va se révé­ler encore – davan­tage – au jour de notre mort.

Nous allons voir à ce moment-​là. La foi est rem­plie de la vision des choses qui sont réelles. Par consé­quent, je dirai, der­rière cette enve­loppe, ce voile de notre foi, nous devons croire que toute la réa­li­té existe. Cette réa­li­té du Ciel ; cette réa­li­té de la gloire de Dieu, la gloire de la Sainte Trinité, de Notre Seigneur Jésus-​Christ dans sa gloire.

La réa­li­té de la très Sainte Vierge Marie, Reine au Ciel, de tous les anges, ces archanges du Ciel qui chantent les louanges de Dieu, avec tous les élus du Ciel.

Tout cela est une réa­li­té. Une réa­li­té plus grande que ce que nous voyons de nos yeux, de ce qui nous entoure. La foi est pleine de la vison. C’est une étape avant la vision. Nous sommes faits pour voir. Nous ne sommes pas faits pour res­ter dans la foi. Nous sommes faits pour la vision béa­ti­fique : pour voir. C’est cela qui réjoui­ra nos cœurs et qui rem­pli­ra nos cœurs d’amour pour le Bon Dieu et de chants de gloire pour Dieu Lui-​même. C’est ce que nous devons faire déjà ici-​bas : nous devons chan­ter les louanges de Dieu.

La des­cente de l’Esprit Saint l’a pro­duit comme pre­mier effet pré­ci­sé­ment chez les apôtres : Ils ont chan­té les gran­deurs de Dieu : magna­lia Dei. Ils ont chan­té les louanges de Dieu. C’est ce que nous fai­sons au cours de ces belles messes, avec ces beaux chants gré­go­riens, avec toutes ces belles prières que l’Église nous a apprises depuis des siècles. Nous chan­tons les louanges de Dieu. C’est notre pre­mier devoir.

Et c’est pour­quoi, nous rem­plis­sons les devoirs que nous avons vis-​à-​vis de Dieu. C’est notre Décalogue qui nous l’apprend. Et comme le dit saint Jean : « Celui-​là n’a pas l’esprit de Dieu qui ne réa­lise pas les com­man­de­ments de Dieu », car les pre­miers com­man­de­ments de Dieu, nous apprennent à chan­ter les louanges de Dieu, à nous sou­mettre à Dieu, à ado­rer Dieu.

C’est pour­quoi nous ne sommes pas d’accord avec ces Droits de l’homme qui ne parlent pas des droits de Dieu. Nous n’avons jamais vu dans nos caté­chismes anciens qu’il était ques­tion des droits de l’homme. Il est ques­tion du Décalogue, des com­man­de­ments de Dieu. Voilà notre loi. Voilà ce que nous recherchons.

Et dans la mesure où nous accom­plis­sons notre Décalogue, dans la mesure où nous accom­plis­sons nos devoirs envers Dieu et envers le pro­chain, les droits de l’homme sont réa­li­sés. Ces droits de l’homme dont on parle main­te­nant dans toutes ces réunions inter­na­tio­nales sont en défi­ni­tive contre Dieu. Parce qu’ils ne parlent pas des droits de Dieu ; parce qu’ils ne fondent pas les droits de l’homme sur les devoirs que nous avons envers Dieu et envers les hommes.

C’est pour­quoi nous devons être très atta­chés à notre caté­chisme, à notre Décalogue, aux com­man­de­ments de Dieu qui devraient être la loi de toutes les Sociétés.

Le Décalogue devrait être la loi de toutes les Sociétés. Ce serait le signe de l’Esprit Saint ; le signe de la pré­sence de l’Esprit Saint dans les Sociétés. Dans la mesure où l’on renonce au Décalogue, où l’on refuse les com­man­de­ments de Dieu, on ferme nos âmes à l’Esprit Saint.

Par consé­quent, la lumière de la foi, amour de Dieu par la réa­li­sa­tion en nous des com­man­de­ments de Dieu et par l’esprit de péni­tence – saint Pierre l’a dit aux juifs – qui émer­veillés par les paroles que disait saint Pierre, lui ont deman­dé : « Mais que devons-​nous faire ? »

« Soyez bap­ti­sés et faites péni­tence ». Voilà ce que leur a dit saint Pierre. Eh bien, nous, nous sommes bap­ti­sés, il nous faut faire péni­tence main­te­nant, pour éloi­gner de nous l’esprit de Satan, pour éloi­gner de nous le péché.

Car dans la mesure où nous sommes éclai­rés par la lumière du Saint-​Esprit, dans cette mesure-​là aus­si, nous haïs­sons le péché. Il n’est pas pos­sible d’avoir l’Esprit Saint en nous et de ne pas haïr le péché qui nous éloigne de Dieu. Alors tout ce qui nous éloigne de Dieu, devrait pour nous être en hor­reur. Voilà les effets de l’Esprit Saint en nous.

Demandons donc aujourd’hui, d’une manière toute par­ti­cu­lière, à la très Sainte Vierge Marie de nous don­ner cet Esprit, de nous rem­plir de cet Esprit.

Et voyez-​vous ce petit fait qui est rap­por­té dans l’Évangile au sujet de la très Sainte Vierge Marie visi­tant sa cou­sine Élisabeth : à peine la très Sainte Vierge Marie était rem­plie du Saint-​Esprit, à peine avait-​elle conçu dans son sein son Divin Fils Jésus, elle part, elle est trans­por­tée par l’Esprit Saint ; elle est prise en quelque sorte par l’Esprit Saint. Elle s’en va ; elle tra­verse la mon­tagne, avec hâte – dit encore l’Évangile – elle se hâte. Pourquoi ? Où va-​t-​elle ? Qu’est-ce qu’elle va faire ? Ne pouvait-​elle pas res­ter, recueillie dans le Temple, à prier, à remer­cier le Bon Dieu ? Non, elle part, vite, vite, vite, elle va voir sa cou­sine Élisabeth. Que fait-​elle ? Elle annonce ! Elle annonce l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-​Christ. Elle annonce la venue du Verbe sur la terre. Elle chante son Magnificat. Elle chante la gloire du Bon Dieu, à sa cou­sine Élisabeth. Et cela, trans­por­tée par l’Esprit Saint. Elle nous mani­feste par là, que l’Esprit Saint est missionnaire.

Si nous avons l’Esprit Saint en nous, nous ne pou­vons pas ne pas être mis­sion­naires. Nous ne pou­vons pas ne pas annon­cer la bonne nou­velle : Jésus est venu nous sau­ver ; Jésus nous a sau­vés par sa Croix ; Jésus qui est venu sur la terre est le Fils de Dieu. Et Il a répan­du tout son Sang sur la Croix pour nous sau­ver. Voilà ce que nous devons annoncer.

Nous devons avoir cet esprit mis­sion­naire. Nous devons pro­cla­mer l’Évangile par­tout. Non seule­ment autour de nous, dans nos familles, mais par­tout dans la Société, dans nos pro­fes­sions, par­tout où nous sommes. Nous ne devons pas avoir peur d’annoncer l’Évangile d’amour ; que Notre Seigneur Jésus-​Christ est Dieu et qu’il a répan­du tout son Sang pour nous racheter.

C’est encore ce que dit saint Jean. Quelle est la marque du véri­table Esprit, du Saint-​Esprit, c’est celui qui annonce que Jésus-​Christ est Dieu ; qui affirme que Jésus-​Christ est Dieu.

Et quel est le signe de l’esprit qui n’est pas Dieu ? C’est celui, comme le dit saint Jean : qui sol­vit Christum : qui détruit Notre Seigneur ; qui dis­sout Notre Seigneur en quelque sorte ; qui parle peut-​être de Notre Seigneur, mais qui n’en donne pas la réa­li­té, qui n’en donne pas la Vérité. Celui-​là n’a pas l’Esprit de Dieu.

Eh bien, nous, nous devons avoir l’Esprit de Dieu, affir­mer la divi­ni­té de Notre Seigneur Jésus-​Christ, affir­mer qu’il est notre Sauveur ; affir­mer qu’il est notre Prêtre ; affir­mer qu’il est notre Roi. Nous ne devons pas avoir peur d’affirmer ces choses, par­tout, devant tout le monde, dussions-​nous subir le mar­tyre comme les apôtres.

Et eri­tis mihi teste (…) et usque ad ulti­mum terræ (Ac 1,8). « Vous serez mes témoins jusqu’aux extré­mi­tés de la terre ».

Eh bien, oui, nous serons ses témoins, tous, qui que nous soyons ici. Nous serons les témoins de Notre Seigneur Jésus-​Christ jusqu’aux extré­mi­tés de la terre, s’il le fal­lait jusqu’à don­ner notre sang 224

pour Notre Seigneur Jésus-​Christ, comme l’ont fait les apôtres et comme l’ont fait tant de mar­tyrs après les apôtres.

C’est parce que nous vou­lons affir­mer la divi­ni­té de Notre Seigneur Jésus-​Christ, que nous vou­lons conti­nuer ce sémi­naire, que nous vou­lons conti­nuer cette œuvre, pour que Jésus-​Christ soit affir­mé ; pour que sa divi­ni­té soit affir­mée à tra­vers le monde et que soit main­te­nu tout ce que Notre Seigneur Jésus-​Christ nous a don­né pour nous sau­ver : le Saint Sacrifice de la messe, les sacre­ments, le vrai sacer­doce, le vrai caté­chisme, le véri­table ensei­gne­ment du catéchisme.

Voilà ce pour­quoi nous sommes ici. Voilà pour­quoi nous vou­lons conti­nuer ce sémi­naire, afin de conti­nuer la Sainte Église que Notre Seigneur Jésus-​Christ a fon­dée le jour de la Pentecôte. Personne ne peut nous empê­cher de faire une chose sem­blable : de conti­nuer la Sainte Église catholique.

Prions donc, mes bien chers frères, tous ensemble, afin que le Saint-​Esprit des­cende aujourd’hui d’une manière toute par­ti­cu­lière dans nos âmes et que nous ayons à la fois cet esprit de cha­ri­té envers Dieu, de cha­ri­té envers notre pro­chain et cet esprit missionnaire.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-​Esprit. Ainsi soit-il.

Fondateur de la FSSPX

Mgr Marcel Lefebvre (1905–1991) a occu­pé des postes majeurs dans l’Église en tant que Délégué apos­to­lique pour l’Afrique fran­co­phone puis Supérieur géné­ral de la Congrégation du Saint-​Esprit. Défenseur de la Tradition catho­lique lors du concile Vatican II, il fonde en 1970 la Fraternité Saint-​Pie X et le sémi­naire d’Écône. Il sacre pour la Fraternité quatre évêques en 1988 avant de rendre son âme à Dieu trois ans plus tard. Voir sa bio­gra­phie.