Sermon de Mgr Lefebvre – Saint Pierre – Saint Paul – Ordinations sacerdotales – 29 juin 1988

L'Immaculée Conception, par Bartomolé Esteban Murillo, Musée de Madrid. Domaine public, via Wikimedia Commons

Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,

Permettez qu’avant de vous adres­ser quelques paroles à l’occasion de cette belle céré­mo­nie du sacer­doce, j’adresse quelques mots à Son Excellence Mgr de Castro Mayer.

(applau­dis­se­ments)

C’est un grand hon­neur et un grand encou­ra­ge­ment d’avoir la pré­sence de Mgr de Castro Mayer, ancien évêque de Campos, du Brésil, non loin de Rio de Janeiro, qui de l’autre côté de l’Océan a mené lui aus­si le com­bat pour la Tradition, entou­ré de ses bons prêtres – dont quelques-​uns sont ici, à côté de lui et l’entourent – a mené le bon com­bat de la foi et cela lui a valu les mêmes per­sé­cu­tions que celles que nous avons subies et que nous subis­sons toujours.

Et hier, j’avais l’occasion de lire, dans la petite bro­chure que ses prêtres ont édi­tée à l’occasion de son qua­ran­tième anni­ver­saire d’épiscopat, une bro­chure dans laquelle ils ont édi­té quelques lettres pas­to­rales de Mgr de Castro Mayer. Et la pre­mière lettre a pour objet pré­ci­sé­ment la Tradition. Car c’est en ver­tu de cette Tradition, c’est-à-dire en ver­tu du tré­sor que Notre Seigneur Jésus-​Christ nous a lais­sé dans les mains, a lais­sé dans les mains de ses apôtres pour qu’il soit trans­mis de géné­ra­tion en géné­ra­tion, que nous menons le bon com­bat. Car c’est cela qui nous fait chré­tiens et qui nous fait catho­liques, par­ti­ci­per au tré­sor de la vie divine que Notre Seigneur Jésus-​Christ est venu nous donner.

C’est cela la Tradition : c’est la pré­pa­ra­tion de la vie éter­nelle. Ce n’est pas une petite chose ! ce n’est pas un mot ! C’est une réa­li­té pro­fonde, une réa­li­té qui doit nous mener à la vie éter­nelle. Sans la Tradition, c’est-à-dire sans le magis­tère de l’Église de tou­jours et sans ce tré­sor de la grâce qui est la par­ti­ci­pa­tion à la vie même de Notre Seigneur qui est Dieu, nous ne pou­vons pas atteindre la vie éternelle.

C’est donc notre vie de tou­jours qui est en jeu. En fai­sant cela, nous ne fai­sons pas du folk­lore ; nous ne sommes pas atta­chés à quelques ves­tiges du pas­sé dont on pour­rait faci­le­ment s’abstenir.

C’est pour­quoi je remer­cie infi­ni­ment S. Exe. Mgr de Castro Mayer d’être venu par­mi nous. Il a lut­té au concile. Nous avons lut­té ensemble pour empê­cher que les erreurs du libé­ra­lisme qui sont un can­cer dans la doc­trine de l’Église, qu’elles ne se répandent dans les textes du concile. Ensemble nous avons lut­té et nous nous sommes trou­vés tous les deux à main­te­nir publi­que­ment cette défense de la Tradition

Un bon nombre d’évêques pen­dant le concile ont lut­té avec nous. Ils étaient près de 250. Mais après, les cir­cons­tances ont fait qu’ils sont ren­trés dans leur dio­cèse, ou qu’ils ont don­né leur démis­sion, ou qu’ils sont morts. Et nous nous sommes retrou­vés deux à résis­ter à toutes ces consé­quences lamen­tables de ce concile libé­ral, dont Paul VI lui-​même, le pape Paul VI, disait que c’était une œuvre de démo­li­tion de l’Église et que la fumée de Satan était (entrée) dans l’Église. Il est bien juste que les évêques luttent contre la démo­li­tion de l’Église et contre la fumée de Satan

Mes chers amis, c’est à vous que j’adresse ces quelques mots, avant que vous rece­viez l’onction sacer­do­tale par l’imposition de nos mains et par les paroles du sacre­ment de l’ordre de la prêtrise

Vous êtes venus de vos familles, de votre milieu, de vos écoles, de vos cités, cha­cun ayant vécu dans une ambiance par­ti­cu­lière, – famille très chré­tienne, famille moins chré­tienne, peut-​être même hélas, famille ayant per­du la foi – et vous êtes venus avec le secours de la grâce, appe­lés par Notre Seigneur, vous êtes venus à Écône

Pourquoi Écône ? En ce temps-​là, peut-​être ne vous rendiez-​vous pas par­fai­te­ment compte du com­bat qu’Écône menait. Vous êtes venus, parce que atti­rés par votre désir d’être for­mé dans la Tradition. Il vous a sem­blé en effet que se sépa­rer de la Tradition, c’était se sépa­rer de l’Église. Et donc rece­voir des sacre­ments peut-​être dou­teux et une for­ma­tion en tout cas, qui n’est pas selon les prin­cipes du magis­tère de l’Église de tou­jours. Alors vous avez fait ce pas vers Écône, qui vous a valu sans doute des cri­tiques, cri­tiques peut-​être de cer­tains prêtres de votre entou­rage, cri­tiques peut-​être d’une par­tie de votre famille. Vous en avez souf­fert. Mais dans l’énergie de votre foi et avec la grâce de Dieu, vous êtes venus. Et vous avez trou­vé la sta­tue de saint Pie X

Que signi­fie donc, au milieu de cette cour d’Écône, la sta­tue de saint Pie X ? Pourquoi saint Pie X ? Parce que saint Pie X, d’abord est le Patron de notre Fraternité et qu’il est le der­nier pape à avoir été canonisé

Or, il a été cano­ni­sé pour la vigueur de sa foi et l’ardeur qu’il a mis à com­battre les erreurs qui détrui­saient la foi. C’est ce que dit l’oraison de la fête de saint Pie X. Oui, il a été cano­ni­sé pour cela, par le véné­rable (pape) Pie XII

Et vous avez trou­vé donc là le modèle, modèle de la science théo­lo­gique, modèle de la foi, modèle du zèle pas­to­ral. Saint Pie X vous a sans doute conquis tout de suite, par son aspect d’équilibre, de bon­té, de sain­te­té, de vigueur, de force

Et puis vous êtes entré dans la mai­son. Vous avez fait quelques pas et vous avez trou­vé la Vierge Marie. La Vierge Marie ouvrant ses bras pour vous accueillir. Cette sta­tue qui avait été relé­guée dans un gre­nier des églises de Chambéry, aban­don­née. Magnifique sta­tue du XVIIe siècle, en bois doré, que nos amis suisses ont rame­née pour qu’elle soit pla­cée, pour qu’elle vous accueille. Magnifique sta­tue de la Tutela domus : la gar­dienne de la maison

Et vous vous êtes age­nouillé ; vous avez prié la Vierge Marie de faire de vous un bon sémi­na­riste, de faire de vous un bon prêtre

Et puis sans doute, accom­pa­gné par quelque ancien, vous vous êtes ren­du pour visi­ter la cha­pelle et là vous avez trou­vé – oui – la cha­pelle tra­di­tion­nelle telle que vous la sou­hai­tiez ; telle que vous la dési­riez : au centre de l’autel l’Eucharistie, Jésus-​Christ, avec la petite lampe signi­fiant à la fois que Jésus est la Lumière, qu’il est la cha­leur de nos âmes, cette pré­sence continuelle

Présence conti­nuelle non seule­ment de ceux qui sont ici-​bas, mais de tous les anges du Ciel, de tous les élus du Ciel autour de Notre Seigneur. Vous avez vu au-​dessus du taber­nacle qui ren­ferme la Présence réelle de Notre Seigneur, un beau Crucifix. Car l’autel qui porte Notre Seigneur est l’autel du Calvaire, qui rap­pelle le Calvaire, le Sacrifice de Notre Seigneur

Tout cela était déjà pour vous un magni­fique ensei­gne­ment. Et je suis sûr que vous avez déjà dans votre cœur, été conquis par cette atmo­sphère. Sans doute atmo­sphère un peu aus­tère. Parce que venant du monde, de l’ambiance de ce monde, sur­tout le monde d’aujourd’hui, très libre, se retrou­ver dans une mai­son de silence, une mai­son de recueille­ment, une mai­son d’études, vous sen­tiez déjà un peu sur vos épaules, peser cette dis­ci­pline. Discipline néces­saire, dis­ci­pline indis­pen­sable si l’on veut étu­dier sérieu­se­ment, réflé­chir, prier, il faut le silence ; il faut le recueille­ment. Et je pense que lorsque l’on vous a don­né votre cel­lule, vous y avez trou­vé ce recueille­ment, ce silence

Et voi­la, dans cette cel­lule, je vais me trou­ver pen­dant six ans : une année de spi­ri­tua­li­té, deux années de phi­lo­so­phie, trois années de théo­lo­gie. – Oh cela vous a paru peut-​être bien long : six ans avant d’être prêtre. – Est-​ce que je vais résis­ter à cette épreuve ? Eh bien, vous voi­ci aujourd’hui prêt à rece­voir le sacer­doce. Et je suis bien sûr que vous dites tous : c’est pas­sé très rapi­de­ment. Nous avons vu les années pas­ser sans nous en rendre compte

Et au cours de toutes ces années, vous avez appro­fon­di ce tré­sor pré­ci­sé­ment de la Tradition que saint Pie X, que la très Sainte Vierge Marie, que Notre Seigneur Jésus-​Christ Lui-​même vous a mis dans les mains. La science, la science théo­lo­gique, la foi, la lumière de Dieu dans nos âmes, le Verbe de Dieu dans nos intel­li­gences nous appre­nant le Credo ; nous appre­nant les articles du Credo que vous avez médi­tés pen­dant toute la durée de vos études. Dans la théo­lo­gie, dans la phi­lo­so­phie – Dieu est Créateur de toutes choses visibles et invi­sibles – et son Fils Notre Seigneur Jésus-​Christ, notre Rédempteur

Vous avez étu­dié : De Verbo Incarnato ; De Verbo Redemptore ; De Deo Redemptore. Et tous ces mer­veilleux cha­pitres de la science théo­lo­gique qui ont péné­tré dans votre âme et vous êtes deve­nu tou­jours plus convain­cu que le centre de tout, de toutes vos études, le centre de votre pié­té, le centre de votre dévo­tion, le centre de votre cœur, c’est Notre Seigneur Jésus-​Christ. Il n’y a qu’un seul mot qui doive être dans votre cœur : celui de Notre Seigneur

C’est Lui auquel vous avez consa­cré toute votre âme et qui aujourd’hui vous don­ne­ra la grâce du sacer­doce. – Je ne suis qu’un pauvre ins­tru­ment dans les mains de Dieu, pour vous confé­rer cette grâce du sacer­doce qui est une grâce extra­or­di­naire, qui va vous faire vous confor­mer à Notre Seigneur Jésus-​Christ plus que jamais. Quelle joie, mes chers amis, quelle recon­nais­sance vous devez avoir aujourd’hui à Notre Seigneur et à la très Sainte Vierge Marie qui nous donne toutes les grâces, d’avoir cet avan­tage aujourd’hui, d’avoir le pri­vi­lège de deve­nir prêtre

Qu’est-ce qui peut carac­té­ri­ser – je dirai – l’ensemble de ces études, de cette ambiance du sémi­naire, cet entou­rage, c’est l’esprit d’adoration, l’esprit de dépen­dance . Un vrai sémi­naire nous met à l’image de ce qu’est le Ciel, dans l’adoration, l’adoration devant Dieu, devant Notre Seigneur JésusChrist qui est Dieu

Cette dépen­dance, cette obéis­sance de l’esprit, cette obéis­sance de notre volon­té, cette sou­mis­sion de nos cœurs, cette doci­li­té de nos esprits à rece­voir le Vérité de Notre Seigneur Jésus-​Christ, quelle chose incroyable ! Et c’est cela, mes chers amis, que les fidèles qui sont ici pré­sents et tous ceux qu’ils repré­sentent – qui sont par­tout dans le monde – car il en vient du monde entier ici, des repré­sen­tants du monde entier. C’est cela que les fidèles attendent de vous, que vous leur por­tiez les véri­tés de la Tradition : cette dépen­dance de Dieu. C’est cela la chré­tien­té. La chré­tien­té est un régime de dépen­dance du règne de Notre Seigneur Jésus-​Christ. Il est notre Roi et nous vou­lons qu’il soit notre Roi et nous nous sou­met­tons à notre Roi

Par l’intermédiaire de notre bonne Mère du Ciel, qui nous montre l’exemple de la dépen­dance de Jésus

Et alors, on vous a appris aus­si à vous mettre en garde pré­ci­sé­ment contre ce qui mine et qui réduit à néant cet esprit de dépen­dance. Or, vous le savez bien, vous avez suf­fi­sam­ment lu, étu­dié et écou­té, pour savoir que cet esprit d’indépendance a tou­jours exis­té dans l’homme mal­heu­reu­se­ment depuis le péché ori­gi­nel. C’est l’esprit d’indépendance qui a pous­sé nos pre­miers parents à pécher. Et cet esprit d’indépendance est res­té tout au long des siècles et le Bon Dieu l’a puni, le Bon Dieu l’a pour­sui­vi et Il a mis sous sa dépen­dance un peuple spé­cial pour apprendre la dépen­dance de Dieu et gar­der encore la dépen­dance de Dieu dans le monde

Et puis, au cours des siècles, cette indé­pen­dance s’est tou­jours mani­fes­tée. Mais elle s’est mani­fes­tée d’une manière plus par­ti­cu­lière encore par le pro­tes­tan­tisme. Nous vou­lons être libres : liber­té ! Nous vou­lons la liber­té. Nous vou­lons l’indépendance. On veut être libres de l’Église. Nous ne vou­lons plus de l’Église romaine. Nous ne vou­lons plus du Saint-​Siège. Nous vou­lons être libres, faire ce que nous vou­lons, inter­pré­ter l’Écriture comme nous le dési­rons. Nous vou­lons la liber­té. Un sur­saut d’indépendance

Et puis ce sur­saut d’indépendance a pro­duit une conta­gion ter­rible dans l’Europe. Si bien que les révo­lu­tions se sont faites par­tout au nom de la liber­té, au nom de l’indépendance des peuples, au nom de la liber­té, du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes

Et voi­là com­ment les droits, droits des peuples, droits des hommes, droits des Sociétés… ce fut vrai­ment un cri d’horreur, un cri d’enfer qui a pro­vo­qué un véri­table trem­ble­ment de terre dans toute la chré­tien­té jusqu’au moment de la Révolution (de 1789)

Cet esprit d’indépendance s’est encore mani­fes­té d’une manière vio­lente au moment de la Révolution : les droits de l’homme, la pro­cla­ma­tion des Droits de l’homme, indé­pen­dance de l’homme vis-​à-​vis de Dieu. Voilà ce que l’on appelle le libé­ra­lisme : une fausse notion de la liber­té. Et désir mal­sain de reje­ter la loi de Dieu

Et puis ce libé­ra­lisme s’est répan­du tout au long de ce XIXe siècle et tout au long du XXe siècle. Il s’est répan­du au milieu des catho­liques eux-mêmes

Et les papes – vous l’avez étu­dié dans ce cours que l’on vous a fait sur la doc­trine des papes du XIXe siècle et du début du XXe siècle – vous mon­trant les condam­na­tions conti­nuelles des papes contre le libéralisme

Et ce libé­ra­lisme est pré­ci­sé­ment oppo­sé fon­ciè­re­ment à la Tradition, fon­ciè­re­ment. On ne veut plus de ce qui s’est fait dans le pas­sé de l’Église. On ne veut plus de chré­tien­té où Notre Seigneur est Roi, non seule­ment dans l’Église, mais dans les Sociétés, mais dans les familles, on n’en veut plus. C’est un temps pas­sé, révolu

Et mal­heu­reu­se­ment ce prin­cipe du libé­ra­lisme a été adop­té par le concile Vatican II. Ils s’en défendent. Ils ont fait des textes contra­dic­toires pour essayer de se défendre contre les objec­tions que l’on peut faire. En véri­té, ils ont adop­té le prin­cipe du libé­ra­lisme : liber­té de l’homme

Et les consé­quences s’en sont sui­vi immé­dia­te­ment. Si l’on ne veut pas croire que ces textes sont vrai­ment des textes libé­raux, il suf­fit de voir les consé­quences. Les consé­quences, ce sont l’œcuménisme, toutes les reli­gions sur un pied d’égalité et la laï­ci­sa­tion des États. Cette abo­mi­na­tion des États catho­liques, au nom de la liber­té reli­gieuse, on a deman­dé à tous les chefs d’État de ne plus mettre dans leur consti­tu­tion que la reli­gion catho­lique était la seule véri­table reli­gion recon­nue par le gou­ver­ne­ment. Laïcisation des États deman­dée au titre de la liber­té religieuse

Et vous me direz que ce n’est pas le prin­cipe du libé­ra­lisme ! Mais c’est cela que le libé­ra­lisme a cher­ché : la laï­ci­sa­tion des États. Ce sont les prin­cipes de la franc-maçonnerie

Voilà où nous en sommes, mes bien chers amis

Alors, attendez-​vous à com­battre. Ce com­bat, comme je vous le disais, a com­men­cé dès les débuts de l’humanité. Ne vous ima­gi­nez pas que ce com­bat est ter­mi­né et qu’à notre époque vous n’aurez plus à lut­ter. Et comme vous êtes les repré­sen­tants de la Tradition, vous serez en butte à toutes les per­sé­cu­tions, à tous les ennuis que l’on pour­ra vous faire, parce que vous repré­sen­tez la Tradition, parce que vous repré­sen­tez la dépen­dance de Dieu

Alors que main­te­nant on veut l’indépendance vis-​à-​vis de Dieu. Ce n’est pas pos­sible. Ces deux thèses ne peuvent pas se conci­lier. Combien je demande au Bon Dieu, mes chers amis, que vous soyez forts, cou­ra­geux à l’exemple de notre saint Patron saint Pie X et que vous conver­tis­siez les âmes et que vous les main­te­niez dans la Tradition. Quel que soit ce que l’on peut vous dire – atta­chés à la Tradition – vous êtes catho­liques. Et étant catho­liques, vous ne pou­vez pas être libéraux

Et par consé­quent, si même les auto­ri­tés de l’Église veulent que vous les rejoi­gniez pour être libé­raux avec eux, non seule­ment vous avez le droit de ne pas obéir, mais le devoir de déso­béir pour res­ter catho­liques et faire res­ter catho­liques tous ces fidèles qui attendent de vous la Vérité et non pas être entraî­nés dans un libé­ra­lisme qui est en train de détruire l’humanité

Alors soyez de bons et fer­vents apôtres de la Vérité ! Demandez à la Vierge Marie de vous aider et au cours de cette céré­mo­nie… tous ceux qui vous entourent ici… – et nous vous remer­cions tous, mes bien chers frères, nous remer­cions les chères reli­gieuses qui sont ici pré­sentes en si grand nombre et tous les prêtres amis qui sont venus de loin, venus de par­tout, com­bien nous les remer­cions d’être venus don­ner ce témoi­gnage d’affection, de sou­tien, témoi­gnage de foi envers la Vérité, envers Notre Seigneur Jésus-​Christ, de sou­tien au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ

Quant à vous, mes bien chers fidèles, priez, priez de grâce, pour que le Bon Dieu mul­ti­plie les voca­tions, pour que dans le monde entier ces prêtres puissent se mul­ti­plier, qui vous gardent pour tou­jours dans la foi catho­lique, pour vous pré­pa­rer par là à la vie éter­nelle vers laquelle vous dési­rez mar­cher et par­ti­ci­per un jour avec vos parents qui sont déjà élus dans le Ciel.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-​Esprit. Ainsi soit-il.

Fondateur de la FSSPX

Mgr Marcel Lefebvre (1905–1991) a occu­pé des postes majeurs dans l’Église en tant que Délégué apos­to­lique pour l’Afrique fran­co­phone puis Supérieur géné­ral de la Congrégation du Saint-​Esprit. Défenseur de la Tradition catho­lique lors du concile Vatican II, il fonde en 1970 la Fraternité Saint-​Pie X et le sémi­naire d’Écône. Il sacre pour la Fraternité quatre évêques en 1988 avant de rendre son âme à Dieu trois ans plus tard. Voir sa bio­gra­phie.