Credo n° 184

Le mot du Président

CREDO n° 184 (Décembre 2007 – Janvier 2008)

hers amis,

Le pèle­ri­nage annuel de la FSSPX à Lourdes, auquel j’ai par­ti­ci­pé ain­si que quelques 7000 à 8000 pèle­rins, s’est dérou­lé les 27, 28 et 29 octobre der­nier sous un magni­fique soleil et dans un recueille­ment et une fer­veur sans pareil.

La nuit d’a­do­ra­tion dans la basi­lique ND du Rosaire a été comme celle de l’an pas­sé une « nuit d’Amour », de cet Amour que les enfants montrent à leurs parents en leur fai­sant le plus grand des cadeaux pos­sible ; celui qui demande des efforts et de la souf­france, car il n’y a pas d’a­mour sans souf­france : la réci­ta­tion du Rosaire durant toute la nuit, à genoux devant le Très Saint Sacrement expo­sé, devant Notre Seigneur et notre Roi et sous le regard atten­dri de la Très Sainte Vierge, notre Mère et notre Reine.

On peut dire que la Très Sainte Vierge est la Voie de la Vérité qui conduit à Celui qui est la Voie-​la Vérité-​la Vie ; ces mots qui ne font qu’un tout en étant trois, comme la Très Sainte Trinité.

Ce pèle­ri­nage mar­quait le début de l’an­née jubi­laire qui mar­que­ra le cent cin­quan­te­naire des appa­ri­tions à Lourdes (1858- 2008). Cette année jubi­laire se ter­mi­ne­ra pour la Tradition les 25, 26 et 27 octobre 2008 par un nou­veau pèle­ri­nage à Lourdes, inter­na­tion­nal cette fois, ain­si que l’a annon­cé l’ab­bé de Cacqueray, supé­rieur du dis­trict de France de la FSSPX, à la Grotte, lors du pèle­ri­nage. Profitons de cette année jubi­laire pour prier tou­jours plus la Très Sainte vierge en disant notre cha­pe­let quo­ti­dien et pour ceux qui le peuvent, le rosaire. C’est une des demandes de notre Mère du ciel : nous n’a­vons pas le droit de lui refu­ser cet acte d’Amour. Voilà pour « Ora ».

Et Maintenant « labo­ra » : prier et oeu­vrer. Comment ? Comme Sainte Jeanne d’Arc, il nous faut « bou­ter » l’en­ne­mi, c’est-​à-​dire Satan, avec sa culture de mort et ses mul­tiples têtes qui siè­gnet par­tout, hors de France, notre patrie, terre de nos pères dont la Très Sainte Vierge est la reine. Pour ce faire, il faut reve­nir aux « fon­da­men­taux ». Au sor­tir de la guerre de 1939–1945, il y avait en France deux cou­rants prin­ci­paux : Celui dit « de droite » qui regrou­pait les fran­çais croyant à la pri­mau­té de l’Esprit sur la matière et celui dit « de gauche » les maté­ria­listes idéo­lo­giques. A droite nous avions la démo­cra­tie chré­tienne (MRP) et tous les mou­ve­ments roya­listes et autres se récla­mant de l’Eglise catho­lique ; à gauche les socia­listes maté­ria­listes (SFIO, PCF, etc…)

Partant de ce cli­vage, qu’avons-​nous aujourd’­hui ? Qui est de Droite et qui est de Gauche ? Ou bien encore qui est pour la Culture de Vie, (vie qui doit être pro­té­gée depuis la concep­tion jus­qu’àu tom­beau : Mgr Cattenoz), et qui est pour la Culture de Mort (La vie n’est plus un don de Dieu, mais un maté­riau à gérer : décla­ra­tion d’un res­pon­sable d’une socié­té dis­crète)? Tous les prin­ci­paux par­tis sont pour la culture de mort. Que reste-​t-​il pour la culture de Vie ? Les mou­ve­ments roya­listes bien sûr et, je devrais ajou­ter la Droite Nationale, repré­sen­tée prin­ci­pa­le­ment par le Front National, devrais-​je écrire, mais en ce moment la dérive de ce mou­ve­ment peut faire craindre qu’il ne se rap­proche des par­ti­sans de la culture de mort. Qui, dans cette Droite, défend avec ardeur la culture de Vie ? Qui est convain­cu tota­le­ment que la doc­trine sociale de l’Eglise est la meilleure poli­tique à adopter ?

J’écris ces lignes au len­de­main de la Toussaint. Les rumeurs que l’on entend venant de ces mou­ve­ments natio­naux donnent l’im­pres­sion que la réponse qu’ils don­ne­raient à ces ques­tions serait assez floue. Pourtant, il nous faut retrou­ver une Droite « catho­lique et fran­çaise ». Certes cette Droite ne gagne­ra pas les élec­tions (adieu les ambi­tions per­son­nelles), mais elle aura le mérite de dire la Vérité , de trou­ver les moyens de cla­mer cette Vérité à « temps et à contre-​temps » comme le demande l’a­pôtre St Paul, de répri­man­der ver­te­ment, mais avec cha­ri­té, les suc­ces­seurs des apôtres qui n’ont pas fait leur tra­vail de pas­teur lorsque les lois scé­lé­rates ont été votées.

Qui a éle­vé la voix, lorsque l’an­cien Président de la répu­blique a dit : « aucune loi morale ne doit être au-​dessus des lois de la répu­blique » ? Qu” a‑t-​il fait du Décalogue ce jour-​là et de ces com­man­de­ments qui sont au coeur de tout Être Humain:« Tu ne tue­ras point, etc… »? Cette année quelques voix se sont éle­vées, en par­ti­cu­lier celle de Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon. Cet évêque, lors de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle, a fait par­ve­nir à chaque can­di­dat une lettre cor­sée, dont chaque para­graphe com­men­çait par cette phrase : « Au nom de l’Evangile, … ». Elle aurait dû être lue dans toutes les églises de France et de Navarre.

En atten­dant que d’autres pas­teurs se décident, il nous faut bien prendre le relais.

Notre bul­le­tin CREDO est bien modeste et de plus son prin­ci­pal but n’est pas la poi­li­tique, mais le reli­gieux. Si je tiens ce lan­gage aujourd’­hui, c’est parce qu’il faut faire quelque chose pourque notre France catho­lique ne sombre pas tota­le­ment dans le néant maté­ria­liste. Il existe beau­coup de revues des asso­cia­tions, tant reli­gieuses que poli­tiques ou sociales, qui se situent à Droite. Elles doivent oeu­vrer pour le regrou­pe­ment de la catho­li­ci­té de tous ceux qui défendent la culture de Vie.

Mais il ne faut pas un regrou­pe­ment de cha­cun der­rière soi. Nous ne pou­vons lais­ser le Royaume de la Très Sainte Vierge en friche, ni même en jachère. Il doit bien se trou­ver dans notre France quelques res­pon­sables, quelques diri­geants poli­tiques qui soient des catho­liques pra­ti­quants et ardents défen­seurs de la culture de Vie et de la Tradition catho­lique de la France. Leur devoir est de ras­sem­bler les élites et les édiles, catho­liques dans leur vie pri­vée comme dans leur vie publique pour recons­truire notre France par l’ap­pli­ca­tion du Décalogue, recons­truire la famille « cel­lule de base de la socié­té » disait-​on dans ma jeu­nesse. Ce pro­gramme est simple ; il se résume éga­le­ment en trois mots, unis comme la sainte tri­ni­té : Dieu-Patrie-Famille.

Jean BOJO, En la fête de St Martin Apôtre de la Gaule.

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Credo

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