La famille, cible des lois – Ceux que cache Dupont de Ligonnès

Le 25 mai 2011, Arthur, Thomas, Anne et Benoît, les quatre enfants de M. et Mme Dupont de Ligonnès, dis­pa­rais­saient bru­ta­le­ment dans la ville de Nantes, et leur mère avec eux. Quelques jours plus tard on retrou­va leurs corps, réunis sous la ter­rasse de la mai­son. Le père avait dis­pa­ru sans lais­ser de traces.

Ce foyer, catho­lique et sans his­toire, finit ain­si dans une tra­gé­die infi­ni­ment triste qui défraya la chro­nique. Peu à peu, l’hy­po­thèse d’un assas­si­nat de toute la famille par le père, pré­nom­mé Xavier, devint le scé­na­rio le plus plau­sible du quin­tuple meurtre.

Xavier Dupont de Ligonnès, sus­pect aujourd’­hui prin­ci­pal, a été vu pour la der­nière fois dans le dépar­te­ment du Var. À sup­po­ser qu’il soit cou­pable, sa recherche, qui occupe acti­ve­ment un grand nombre d’en­quê­teurs en France et hors du pays, s’a­vère une prio­ri­té. N’est-​il pas juste que l’on retrouve le res­pon­sable de ce crime et qu’il reçoive un juste châ­ti­ment pour son innom­mable for­fait ? S’il a tué sa femme et ses quatre enfants si jeunes et inno­cents, il vient se ran­ger dans la longue liste de ceux qu’on appelle les « exter­mi­na­teurs fami­liaux ». Ceux-​ci sus­citent moins la pitié pour leurs éven­tuelles fai­blesses psy­cho­lo­giques, que l’in­di­gna­tion popu­laire pour le carac­tère abo­mi­nable de leurs « familicides ».

Or en véri­té, depuis de longues décen­nies, d’autres exter­mi­na­teurs fami­liaux per­pètrent des crimes com­pa­rables en toute impu­ni­té. Ils ne se cachent pas pour tuer, comme ceux que la police recherche, car les meurtres dont ils se chargent sont au contraire cou­verts du blanc­seing de la loi et van­tés par les jour­naux. Ils ne dis­pa­raissent pas après leurs actions répré­hen­sibles, mais sont main­te­nus au som­met de l’État, déco­rés de la Légion d’hon­neur et dis­tri­buent des leçons sur les droits de l’homme. Ce n’est pas une famille qu’ils assas­sinent, mais plu­sieurs, mais des mil­lions, et les lois qu’ils votent sont conçues pour ne lais­ser indemne aucun foyer. Enfin, qui­conque s’es­saie à les empê­cher de nuire se voit expo­sé aux vexa­tions poli­cières, aux pour­suites judi­ciaires et aux dis­cri­mi­na­tions d’État.

Ce sont des exter­mi­na­teurs fami­liaux. Notre Occident en pro­duit en série, et depuis long­temps. Ils se nomment Alfred Naquet, Jean-​Marc Ayrault, Richard Dupuy, Pierre Simon, Lucien Neuwirth, Simone Veil, Élisabeth Badinter, Étienne Baulieu, Sigmund Freud, Jacques Attali, Simone de Beauvoir, Laurence Taubira…

« J’accuse. » Nous les accu­sons d’ex­ter­mi­ner la famille en se ser­vant de l’au­to­ri­té publique qui com­porte la puis­sance de faire les lois, la magis­tra­ture auto­ri­sée à juger, et le pou­voir exé­cu­tif. Leurs crimes se nomment l’a­vor­te­ment et le pacs, le fémi­nisme et la contra­cep­tion, le divorce et le « mariage pour tous », l’in­sé­mi­na­tion arti­fi­cielle et la stérilisation…

Toutes ces lois qui empoi­sonnent la vie sociale n’ont pas été adop­tées indé­pen­dam­ment les unes des autres : elles sont des étapes dans un pro­ces­sus géné­ral. Elles ont été concoc­tées dans un pro­jet d’en­semble. Bref, disons le mot, et disons-​le avec d’au­tant plus de convic­tion et d’as­su­rance que nous le pro­non­çons rare­ment dans cette revue : il existe un com­plot, une vaste conspi­ra­tion éma­née d’of­fi­cines secrètes, maçon­niques et meur­trières, ces mêmes offi­cines que Léon XII, Pie IX et tant d’autres sou­ve­rains pon­tifes ont dénon­cées avec la plus sévère énergie.

En veut-​on ici un signe, en atten­dant d’en avoir les preuves dans les articles du dos­sier qui suit ? Qu’on exa­mine atten­ti­ve­ment la logique des dif­fé­rentes lois que les Parlements iniques de notre pays ont sanc­tion­nées de leurs suf­frages. Cette logique est indé­niable et sa pers­pi­ca­ci­té laisse devi­ner quelle for­mi­dable intel­li­gence est fina­le­ment à son ori­gine : celle de l’Esprit malé­fique qui gou­verne, dans les Ténèbres éter­nelles, les Principautés et les Puissances, et dont le nom signi­fie, dans un para­doxe ter­rible, « por­teur de lumière ».

D’abord la logique divine. Elle est en trois étapes.

1. L’homme est mor­tel, et pour que l’es­pèce se per­pé­tue et que l’Église se peuple, Dieu a vou­lu que les hommes vivants suc­cèdent à ceux qui dis­pa­raissent, en venant à l’exis­tence par le concours de leurs sem­blables – c’est la concep­tion – et qu’ils soient for­més par eux dans leur jeu­nesse – c’est l’é­du­ca­tion. Ceux qui conçoivent et éduquent, Dieu a vou­lu qu’ils soient deux. L’éducation deman­dant la durée et la sta­bi­li­té, le Créateur a vou­lu que les deux parents s’en­gagent pour tou­jours dans l’u­nion d’a­mour qu’ils contractent.

2. Dieu a vou­lu en outre que la concep­tion se fasse par ce que les anciens appe­laient un « com­merce » cor­po­rel. En effet, trans­mettre la vie étant un acte d’a­mour, il convient que cela passe par un geste d’a­mour entre les deux parents. C’est pour­quoi la géné­ra­tion se fait par le rap­pro­che­ment des corps.

3. Enfin, Dieu a vou­lu les parents à la fois sem­blables et dif­fé­rents entre eux. Semblables parce que, pour trans­mettre la nature humaine, il faut qu’ils l’aient eux-​mêmes. Différents parce que cela faci­lite la répar­ti­tion des tâches quand il s’a­git d’é­veiller les dif­fé­rents aspects de la per­son­na­li­té de l’en­fant ; parce qu’aus­si l’un peut s’oc­cu­per davan­tage de la sub­sis­tance du foyer tan­dis que l’autre vaque aux soins inté­rieurs à la mai­son ; parce qu’en­fin une énig­ma­tique atti­rance naît face au mys­tère que consti­tue celui qui est autre que soi. C’est pour­quoi le rap­pro­che­ment des corps est en réa­li­té une union de deux corps com­plé­men­taires : celui de l’homme, celui de la femme. En plus bref, Dieu ne per­met la concep­tion et l’é­du­ca­tion qu’à ceux dont l’u­nion est indis­so­luble ; il a ins­ti­tué, pour la concep­tion de l’en­fant, le rap­pro­che­ment des corps comme moyen néces­saire, et n’au­to­rise ce rap­pro­che­ment que s’il est ouvert à la pos­si­bi­li­té de la concep­tion ; il a vou­lu, enfin, que ce rap­pro­che­ment soit une union de sexes com­plé­men­taires.

Or c’est pré­ci­sé­ment cet ordre que le plan de Satan et des loges qui lui sont inféo­dées sou­haitent mettre à bas, par une logique dia­bo­lique, à nou­veau en trois étapes oppo­sées à celles de Dieu.

1. Les lois anti­fa­mi­liales visent d’a­bord à dis­so­cier la concep­tion et l’é­du­ca­tion, de l’en­ga­ge­ment pour tou­jours, en per­met­tant le divorce des conjoints. Elles visent même à per­mettre la concep­tion sans aucun type d’en­ga­ge­ment, en accor­dant la « béné­dic­tion » des lois à la for­ni­ca­tion (union libre) et au concu­bi­nage. Le pre­mier article de notre dos­sier déve­loppe ce point.

2. Les lois anti­fa­mi­liales visent ensuite à dis­so­cier le rap­pro­che­ment des corps, de la concep­tion de l’en­fant, de deux façons : en per­met­tant le rap­pro­che­ment des corps dans un contexte qui exclut la concep­tion (sté­ri­li­sa­tion, contra­cep­tion, pré­ser­va­tif…) ; ou inver­se­ment en per­met­tant la concep­tion de l’en­fant sans inti­mi­té phy­sique, par l’in­sé­mi­na­tion arti­fi­cielle, qui pré­pare la ges­ta­tion pour autrui et autres pra­tiques insen­sées. Le deuxième article rend compte de cette étape.

3. Les lois anti­fa­mi­liales visent enfin à dis­so­cier le rap­pro­che­ment des corps de l’u­nion de sexes com­plé­men­taires. Elles s’y emploient en ne sanc­tion­nant pas publi­que­ment l’ho­mo­sexua­li­té, en légi­fé­rant sur le pacs et sur le pré­ten­du « mariage » homo­sexuel. Elles se servent aus­si des mou­ve­ments fémi­nistes, de la théo­rie du genre et de toutes les élu­cu­bra­tions des psy­cho­logues abon­nés à Libération, habi­tués de clubs en tous genres et sur­tout des pires, domi­ci­liés dans le Ve arron­dis­se­ment de Paris et bien­fai­teurs d’as­so­cia­tions d’en­traide aux mal-​logés, ins­crits au par­ti socia­liste tant que ne sont pas dévoi­lés leurs comptes en banques hel­vètes. Le troi­sième article évoque cette légis­la­tion mortifère.

Abbé Philippe Toulza,

Source : Fideliter n° 216 de novembre-​décembre 2013